La sonde TGO a réduit son altitude après 950 coups de frein atmosphérique

Si la mission ExoMars 2016 a connu un échec retentissant avec le crash à la surface de la planète rouge du démonstrateur Schiaparelli, il serait excessif de dire que tout le projet a capoté. En effet, la mission ExoMars comporte deux volets : le premier consistait à tester une méthode pour se poser (les causes du crash ont depuis été identifiées), tandis que le second visait à positionner un orbiteur, la sonde TGO (Trace Gas Orbiter), autour de Mars pour en étudier l’atmosphère mais aussi pour analyser la surface et le proche sous-sol, grâce à divers instruments sophistiqués.
Mais pour bien observer la planète Mars, il est préférable de se rapprocher d'elle. Des manœuvres ont donc été engagées à partir du mois de mars 2017, avec des tours orbitaux de plus en plus serrés, afin de transformer l’orbite elliptique de la sonde en orbite circulaire mais aussi pour qu’elle soit placée à basse altitude, à quelques 400 km de la surface. C’est à peu près la même distance qui sépare la Terre de la station spatiale internationale.
Cette phase a pris énormément de temps car elle impliquait des passages de TGO dans l’atmosphère martienne pour ralentir grâce aux particules en suspension. Or, le fait est que les couches supérieures du milieu martien sont très fines. Aussi a-t-il fallu près d’un an et 950 freinages atmosphériques pour diminuer la vélocité de l’engin de 3600 km/h.
« Les couches supérieures de la fine atmosphère de Mars ne permettent qu’une légère décélération, au mieux de 17 millimètres par seconde, chaque seconde. À ce rythme, une distance de 6 km serait nécessaire pour stopper une voiture roulant à 50 km/h », raconte l’Agence spatiale européenne. Notez que si la campagne d’aérofreinage a pris fin le 20 février 2018, d’ultimes manœuvres sont prévues jusqu’à la mi-avril 2018. D’ici là, une vérification du bon fonctionnement des instruments scientifiques aura lieu afin que tout soit fin prêt pour les premières observations.


Outre l’étude de la composition de l’atmosphère martienne, en répertoriant les gaz présents, leur distribution et leur abondance, notamment le méthane, qui pourrait être un indice d’une « source active d’activité biologique ou géologique », la surface sera aussi analysée de près.
« La caméra observera les altérations de la surface martienne, notamment celles qui pourraient signaler la présence de sources de gaz rares, des volcans par exemple », explique l’ESA. « Elle cherchera également de la glace d’eau cachée juste sous la surface, un élément qui pourrait guider le choix du site d’atterrissage d’une future mission, tout comme la découverte de potentielles sources de gaz à l’état de traces ».
Par ailleurs, parce que l’espace est l’occasion pour les agences spatiales de coopérer, TGO servira aussi de relais pour connecter les rovers situés à la surface de la planète avec leurs contrôleurs sur Terre. Car si Schiaparelli n’est plus fonctionnel, certains engins demeurent actifs sur la planète rouge. C’est le cas du rover Opportunity, construit et envoyé par la NASA.


Source : numerama.com
 
   
 
 
Après avoir effectué son douzième carottage dans le sol martien, le rover Perseverance a détecté un étrange débris dans le système de prélèvement d'échantillons.
 
 
Fort du succès d'Ingenuity, la NASA a annoncé lors d'une conférence le 27 juillet 2022 le lancement de deux autres hélicoptères, dans le cadre de la mission de retour d'échantillons martiens.
 
 
Une nouvelle mission martienne est en préparation, baptisée Mars Life Explorer (MLE). Son objectif est de creuser profondément dans la glace de Mars pour y chercher des signes de vie.
   
 
Le rover Curiosity poursuit son ascension du Mont Sharp. Des rochers qui se sont détachés d'une falaise ont attiré l'attention de la NASA. L'un d'entre eux présente une forme très particulière.
 
 
Des chercheurs sont parvenus à localiser le site d’éjection de la météorite Black Beauty, fournissant des informations essentielles sur l’histoire magmatique et climatique de Mars.
 
 
Le rover Perseverance n'en finit pas de déceler d'étranges objets sur Mars, tandis qu'il cherche des formes de vie passées dans le delta du cratère Jezero. L'image date du 12 juillet 2022.
   
 
Jusqu'à présent, seuls des satellites, des rovers et un petit hélicoptère ont exploré la planète rouge. La NASA étudie un nouveau mode de déplacement pour explorer une zone méconnue.
 
 
La NASA publie chaque mois de nouvelles photos fascinantes de la surface de Mars, capturées par la puissante caméra haute résolution HiRISE de la sonde MRO (Mars Reconnaissance Orbiter).
 
 
Poser des hommes sur Mars nécessitera des charges utiles plus imposantes et plus lourdes, et un bouclier thermique beaucoup plus grand que ceux existant actuellement.
   
 
Curiosity continue de faire des découvertes intéressantes sur Mars. Les scientifiques ont récemment découvert un élément essentiel à la vie dans les échantillons prélevés par le rover.
 
 
Une expérience de laboratoire suggère que les rovers opérant sur Mars devront probablement creuser à au moins deux mètres de profondeur pour trouver des signes de vie ancienne.
 
 
Des chercheurs ont identifié des microbes dans l’une des sources d’eau les plus froides du monde. Les exobiologistes estime que des conditions de vie similaires pourraient exister sur Mars.
 
 
Sur Mars, Perseverance a encore rencontré un étrange objet. Dans l’une des nombreuses images prises par le robot, le 23 juin 2022, on distingue un objet inhabituel posé sur le sol de Mars.
 
 
Les roches de Hogwallow Flats semblent être à grain fin, ce qui est passionnant pour les scientifiques, car elles ont de meilleures chances de préserver des preuves de vie passée sur Mars.
 
 
La Chine prévoit de rapporter ses premiers échantillons martiens en 2031, soit deux ans avant la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) dans le cadre de leur mission conjointe.