Valles Marineris

Valles Marineris (du nom de la sonde Mariner 9 qui l'a observé en 1971) est un vaste système de canyons situé à proximité de l'équateur de Mars, à l'est du renflement de Tharsis. S'étendant sur près de 4000 km, l'équivalent de la longueur des Etats-unis (photo ci-dessous), son plancher se situe couramment à 5 km de profondeur sous le niveau de référence martien. Valles Marineris est un énorme fossé d'effrondrement, élargi par l'érosion jusqu'à atteindre localement une largeur de 600 km. Les plateaux qu'il traverse ont une altitude dépassant par endroits 5 km au-dessus du niveau de référence martien, ce qui conduit à des dénivelés proche de 10000 m.
Ce système de canyons prend naissance, tout à fait à l'ouest de la région, dans Noctis Labyrinthus, à l'est de Pavonis Mons et au nord de la région de Syria Planum. Il s'agit d'un réseau de profonds sillons entrecroisés, fracturant un plateau très élevé d'origine volcanique. Les fractures proviendraient des forces d'expansion de l'écorce martienne à l'oeuvre dans toute cette région, tandis que les terrains situés en contrebas des parois de ces fractures ont été façonnés par différents types d'érosion.
Deux longs canyons parallèles constituent la moitié occidentale du système : Titonium Chasma (810 km de long) au nord, et lus Chasma (938 km) au sud. Ce dernier est plus large et le plus profond des deux, et se situe dans l'axe principal de la formation. La région centrale de Valles Marineris est consituée de trois vastes canyons parallèles qui se rejoignent en une structure unique de 600 km de large : Ophir Chasma (317 km de long), Candor Chasma (813 km de long) et Melas Chasma (547 km de long), qui se prolonge à l'est par Coprates Chasma (966 km de long). La partie orientale de Valles Marineris se développe en trois canyons parallèles et très chaotiques : Ganges Chasma (584 km de long), Capri Chasma (1275 km de long) et Eos Chasma (1413 km de long).
La région de Valles Marineris résulterait de la remontée d'un système de panaches mantelliques à l'origine de points chauds, matérialisés par les différents volcans de Tharsis et les renflements de Syria Planum, ainsi que des fossés de Noctis Labyrinthus. L'érosion de Valles Marineris serait d'origine largement hydrologique, comme en témoigne la présence de sulfates hydratés, dont l'épaisseur des dépôts forment parfois de véritables montagnes. Les vallées dendritiques témoignent également de l'existence passée d'un réseau de cours d'eau permanent et durable.

Les nombreuses sondes qui ont observé ces canyons ont révélé des formations rocheuses interprétées comme des traces d'activité fluviale très prolongée. Si les traces de volcanisme et d'érosion hydrologique sont patentes dans Valles Marineris, les parois de ses canyons ont surtout été altérées à l'Amazonien, par l'érosion éolienne et les glissements de terrain, souvent de très grande ampleur. Ces altérations ont révélé a leur tour les traces d'anciens écoulements souterrain le long des failles mises à nu.
L'existence de Valles Marineris est étroitement liée au soulèvement du dôme de Tharsis, puis a été remodelé par l'érosion. Cet énorme bombement s'est formé suite à une montée magmatique qui a fracturé la lithosphère. Ces fractures de la croûte martienne sont apparues soit lors de la surrection du dôme, soit quand le dôme s'est affaissé, comme un gâteau que l'on sort du four. Valles Marineris a ensuite été retravaillé sous l'action de différents phénomènes : Sapement, effrondrement et subsidence. L'érosion a laissé des marques considérables et la largeur de certains canyons a triplé. On pense enfin qu'une partie du canyon a pu être occupé dans un lointain passé par de grands lacs, protégés sous une épaisse couche de glace. La présence d'épais dépôts stratifiés est à l'origine de cette hypothèse.
     

(heure de Paris)
Lever de Mars: 01h33
Coucher de Mars: 13h17
Distance Terre-Mars
123,0 millions de km

Lancement du rover
Perseverance dans


 
   
 
Des scientifiques ont détecté la raie verte de l'oxygène dans le spectre de l'atmosphère de Mars. C'est la première fois qu'elle est observée autour d'une planète autre que la Terre.
 
 
Pour réussir à faire creuser la taupe, les ingénieurs ont exercé une pression à l'aide du bras robotique de la mission InSight. Une technique qui semble avoir porté ses fruits.
 
 
Par le passé, Mars a peut-être possédé un anneau. Des scientifiques explorent cette hypothèse et présentent un nouvel indice, en analysant l'orbite de la lune Déimos.
 
 
C’est une plongée dans l’univers fascinant de Mars que nous propose Francis Rocard, astrophysicien, dans son dernier livre, Dernières nouvelles de Mars chez Flammarion.
 
 
Pendant cette traversée de 1,5 km, le robot de la NASA mettra l'accent sur sa conduite, en utilisant ses capacités autonomes de navigation.
 

 
 
Après avoir analysé et déterminé le type de roche que le JPL souhaitait échantillonner, le rover Curiosity a percé et prélevé une nouvelle fois le sol de Mars.
 
 
Un planétologue montre dans une animation à quel point la vitesse de la lumière peut sembler lente, en représentant le trajet d'impulsions lumineuses émises depuis la Terre, vers Mars.
 
 
L’hypothèse de cette ancienne période glacée repose sur des extraits de dioxyde de carbone et d’oxygène, présents dans 13 échantillons de roches prélevés par le rover.
   
 
La NASA a soumis son rover Perseverance à de nombreux tests. Son autonomie et sa résistance ont été mis à rude épreuve, comme le montre une nouvelle vidéo publiée par le JPL.
 
 
Une équipe de planétologues est parvenue à démontrer que la boue sur la planète rouge s'écoule de la même façon que la lave sur Terre.
 
 
Plus légères et plus résistantes, elles sont fabriquées à partir d’un maillage de nickel et titane, et font actuellement l’objet de tests dans l’un des bâtiments de la NASA.
 
 
Ils ont isolé un site prometteur de tunnels de lave, situé près de l’équateur, qui pourraient un jour permettre à l’Homme de s’établir durablement dans les sous-sols de Mars.
 
 
Au Centre Spatial Kennedy, le grand robot de la NASA a été replié, puis placé sous la grue spatiale qui le déposera sur Mars. L’assemblage se poursuit sans mauvaise surprise.
 
 
Cette vidéo montre Curiosity prenant un selfie sur le site du forage "Hutton" le 26 février 2020. Il est constitué de 86 images qui ont ensuite été assemblées pour former un panorama.
 
 
L’animation montre un forage réalisé par Curiosity le 22 mars 2020. Le trou a un diamètre de 1,6 centimètre, soit à peu près le même diamètre qu’une pièce de 1 centime.
 
 
Du 6 mars au 6 avril 2020, le télescope HiRISE de la sonde MRO s'est déchaîné au-dessus de la planète rouge, en collectant près de 300 photos de dunes aux formes innombrables, mais aussi de cratères.
 
 
Grâce aux images HD de la sonde MRO, des scientifiques ont trouvé de nouvelles preuves confirmant que des rivières ont bien coulé à la surface de Mars il y a des milliards d’années.
 
 
En vue de la prochaine mission américaine sur la planète rouge, des astrobiologistes ont déployé les instruments du rover Perseverance en Australie, dans le cadre d’un test grandeur nature.
 
 
Allan Hills 84001 a fait l’objet d’une nouvelle étude qui a révélé la présence de molécules organiques. Plus précisément d’éléments constitutifs de la vie.
 
 
La NASA a publié une nouvelle vidéo sur Youtube, composée d'images obtenues le 1er mai 2020 par la caméra du rover Curiosity, et qui s'étendent sur environ 30000 pixels de large.