Une tempête de poussière massive s'est abattu sur Mars

L’ampleur de cette tempête est incroyable : la poussière englobe toute la planète. Le rover Opportunity (dépendant de l’énergie solaire) est toujours en mode « pause » pour économiser ses batteries. Jusqu’ici épargné, le rover Curiosity, situé à environ 8000 km d’Opportunity, commence également de son côté à éprouver quelques difficultés, la quantité de poussière en suspension dans l’air ayant doublé au cours de la dernière semaine. Mais contrairement à Opportunity, Curiosity est moins en danger, puisqu’il s’appuie sur une batterie nucléaire.
Toutefois, cela ne veut pas dire que la tempête n’affecte pas Curiosity. En raison de la faible luminosité, les caméras du rover nécessitent un temps d’exposition supplémentaire, et un temps d’exposition supplémentaire signifie que l’équipement optique est plus vulnérable à la poussière environnante. Curiosity a tout de même réussi à prendre quelques photos récentes du paysage martien, révélant un mur de brume de plus en plus dense, environ six à huit fois plus épais que d’habitude.

Sur Terre, ces tempêtes globales ne sont pas possibles en raison de notre atmosphère épaisse, de la gravité plus forte et de l’abondance de la couverture végétale. C’est une histoire très différente sur Mars : les tempêtes de poussière sont en effet plus fréquentes, en particulier au printemps et en été dans l’hémisphère sud, lorsque la planète est la plus proche du Soleil.
À mesure que l’atmosphère se réchauffe, les vents générés par de plus grands contrastes de température de surface à différents endroits mobilisent des particules de poussière. Le dioxyde de carbone congelé sur le capuchon polaire d’hiver s’évapore, épaississant l’atmosphère et augmentant la pression de surface. Ce processus permet de maintenir en suspension les particules de poussière dans l’air.
Certaines tempêtes sur Mars durent quelques semaines, tandis que d’autres persistent pendant des années. Les facteurs à l’origine de ces variations ne sont toujours pas totalement compris, raison pour laquelle cette tempête (la plus puissante à avoir frappé la planète rouge depuis 2007) présente un grand intérêt pour les scientifiques.


Source : sciencepost.fr
 
   
 



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