Un trou dans l'atmosphère de Mars laisse s'échapper la vapeur d'eau

En essayant de comprendre le phénomène qui a conduit à la sécheresse de la planète rouge, une équipe internationale de chercheurs a fait une découverte. Les chercheurs russes et allemands ont effectué une simulation informatique pour en savoir plus sur le comportement de l’eau sur Mars. L’étude a révélé qu’il y aurait un trou dans son atmosphère. Deux choses ont intrigué les chercheurs. La première est que l’atmosphère martienne contient une certaine quantité d’eau. La seconde est que cette dernière semble migrer vers les pôles de la planète. Selon les scientifiques, le cycle de l’eau sur Mars n’est pas totalement fermé. Ainsi, l’eau martienne se serait, au fil du temps, échappée dans l’espace à travers ce trou. Selon l’étude, ce dernier s’ouvrirait une fois tous les deux ans.
La présence de vapeurs d’eau dans la couche intermédiaire de l’atmosphère martienne a suscité la curiosité des chercheurs. D’après eux, celle-ci est « trop froide pour entretenir la vapeur d’eau ». La simulation informatique a pris en compte deux phénomènes qui différencient la planète Mars de la Terre.
Il faut noter que les étés de son hémisphère nord et de son hémisphère sud ne sont pas semblables. Parce que l’orbite de la planète rouge est beaucoup plus excentrique que celui de la Terre, l’été de l’hémisphère sud, qui a lieu tous les deux ans, est plus chaud. Selon les experts, ce moment coïncide avec l’ouverture d’une fenêtre dans la couche intermédiaire de l’atmosphère de Mars, entre 60 et 90 km d’altitude. C’est ainsi que l’eau s’échappe dans la haute atmosphère. Le reste du temps, le cycle de l’eau est fermé.
Par ailleurs, lors des tempêtes de poussières qui sont courantes sur Mars, sa surface se refroidit, car la lumière du soleil est bloquée dans l’atmosphère. Selon la simulation, lors de ces tempêtes, des particules de glace entourant des particules de poussière commencent à flotter dans l’atmosphère, avec d’autres formes d’eau.
Pour une équipe de chercheurs qui ont publié leur étude dans Nature, ces grandes tempêtes de poussière pourraient jouer un rôle majeur dans la disparition de l'eau dans l'atmosphère de Mars. En s'appuyant sur les observations de Trace Gas Orbiter, ils ont en effet remarqué que les taux de vapeur d'eau avaient changé à différentes altitudes après la tempête de 2018. Tout indique que le phénomène atmosphérique a fait remonter de l'eau des basses altitudes vers les plus hautes, dans la « zone d'échappement » aux portes de l'espace, où le rayonnement du Soleil peut briser la molécule.  D’après le modèle, lorsque l’eau franchit la limite médiane, une partie se dirige vers les pôles et s’y dépose. Par contre, une autre partie, exposée à la lumière ultraviolette dans la haute atmosphère, se rompt. En effet, les molécules d’oxygène et d’hydrogène se séparent. Il en est ainsi depuis des milliards d'années quand la planète rouge, autrefois plus chaude et humide, a radicalement changé de climat suite à l'érosion de son atmosphère, devenue très ténue et moins dense. Ce processus expliquerait le dessèchement de Mars.


Source : fredzone.org
 
   
 



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