Sur Mars, la boue s'écoule comme de la lave

Le 15 juillet 1965, la sonde américaine Mariner envoie vers la Terre les tout premiers clichés de Mars : la planète y apparaît comme un vaste désert parsemé de cratères, sans vie apparente. Quatre ans plus tard, Mariner 9 découvre que des volcans géants et des vallées semblables à d'anciens lits de rivières accidentent la surface de la planète Rouge. Avec une résolution de clichés qui ne cessera d'augmenter, d'intrigantes structures géologiques se révéleront progressivement aux planétologues, sans qu'ils ne puissent malheureusement parfois en déterminer la nature. Parmi elles, d'imposantes coulées de "lave", localisées pour la plupart en plusieurs points de l'hémisphère Nord. Parce que toutes sont difficilement accessibles, aucun rover n'a jamais pu s'y frotter pour y faire des prélèvements. Publiée dans Nature Geoscience le 18 mai 2020, une étude révèle que ces coulées de lave pourraient être en réalité faites de boue.
"Les éruptions de boue sont des phénomènes que l’on connaît sur Terre. On peut en observer en Islande ou encore sur l’île de Java", explique Susan Conway, chercheuse du CNRS au Laboratoire de planétologie et géodynamique (CNRS/Université de Nantes/Université Angers). "Nous nous sommes d’abord demandé sous quelle forme sortirait cette boue si de tels volcans existaient sur Mars. Comment se comporterait un mélange d’eau et de roche une fois à l’air libre là-bas ?" Car sur la planète rouge, les conditions sont bien différentes de celles de la Terre : la pression atmosphérique y est 150 fois plus faible et les températures y sont très souvent en-dessous de zéro.
Susan Conway et son équipe ont alors observé l’écoulement de boue dans de petites chambres froides basse pression. "On a découvert que nos échantillons prenaient la même apparence que certaines laves à la viscosité faible sur Terre", raconte la chercheuse en faisant référence à la pahoehoe, un type de lave libérée à Hawaï qui forme de nombreux plis en s'écoulant. "On en a tout de suite déduit que si la boue se comportait sur Mars comme de la lave, on pouvait facilement confondre les deux."


Au contact de l’air, la surface extérieure de la boue se met à geler, formant ainsi une fine croûte. Sous cette croûte, la boue reste liquide et continue de se déverser lentement en rompant par endroits la mince enveloppe solide. Immédiatement, ces nouvelles coulées se recongèlent et forment de nouveaux lobes d’écoulement. Mais sur le sol martien, ce sont parfois des traces de volcanisme sédimentaire de plusieurs mètres de largeur et de milliers de kilomètres de longueur qui ont été repérés. De fait, à des échelles bien supérieures à celle d'une petite coulée simulée en chambre de laboratoire, la boue se comporte-t-elle vraiment de la même manière ? "Nous avons effectué une mise à l’échelle à tous les niveaux : au niveau du taux de formation de la croûte, de la taille de cette croûte, mais aussi de la gravité. Nos calculs ont démontré que nous verrions à peu près la même chose grandeur nature."
Ces résultats laissent donc entendre que l’origine supposée de certaines formations martiennes doivent être remises en question. "Certains travaux sont déjà en cours", confie Susan Conway. "Il y a par exemple un site à l’est de là où évolue InSight dont la nature pourrait être à revoir. On y trouve des failles et de telles coulées, que les scientifiques décrivent actuellement comme de la lave." Peut-être plus pour longtemps. Sur Mars, il faut donc se méfier de la boue qui dort.


Source : sciencesetavenir.fr
 
   
     

(heure de Paris)
Lever de Mars: 01h33
Coucher de Mars: 13h17
Distance Terre-Mars
123,0 millions de km

Lancement du rover
Perseverance dans


 
   
 
Des scientifiques ont détecté la raie verte de l'oxygène dans le spectre de l'atmosphère de Mars. C'est la première fois qu'elle est observée autour d'une planète autre que la Terre.
 
 
Pour réussir à faire creuser la taupe, les ingénieurs ont exercé une pression à l'aide du bras robotique de la mission InSight. Une technique qui semble avoir porté ses fruits.
 
 
Par le passé, Mars a peut-être possédé un anneau. Des scientifiques explorent cette hypothèse et présentent un nouvel indice, en analysant l'orbite de la lune Déimos.
 
 
C’est une plongée dans l’univers fascinant de Mars que nous propose Francis Rocard, astrophysicien, dans son dernier livre, Dernières nouvelles de Mars chez Flammarion.
 
 
Pendant cette traversée de 1,5 km, le robot de la NASA mettra l'accent sur sa conduite, en utilisant ses capacités autonomes de navigation.
 

 
 
Après avoir analysé et déterminé le type de roche que le JPL souhaitait échantillonner, le rover Curiosity a percé et prélevé une nouvelle fois le sol de Mars.
 
 
Un planétologue montre dans une animation à quel point la vitesse de la lumière peut sembler lente, en représentant le trajet d'impulsions lumineuses émises depuis la Terre, vers Mars.
 
 
L’hypothèse de cette ancienne période glacée repose sur des extraits de dioxyde de carbone et d’oxygène, présents dans 13 échantillons de roches prélevés par le rover.
   
 
La NASA a soumis son rover Perseverance à de nombreux tests. Son autonomie et sa résistance ont été mis à rude épreuve, comme le montre une nouvelle vidéo publiée par le JPL.
 
 
Une équipe de planétologues est parvenue à démontrer que la boue sur la planète rouge s'écoule de la même façon que la lave sur Terre.
 
 
Plus légères et plus résistantes, elles sont fabriquées à partir d’un maillage de nickel et titane, et font actuellement l’objet de tests dans l’un des bâtiments de la NASA.
 
 
Ils ont isolé un site prometteur de tunnels de lave, situé près de l’équateur, qui pourraient un jour permettre à l’Homme de s’établir durablement dans les sous-sols de Mars.
 
 
Au Centre Spatial Kennedy, le grand robot de la NASA a été replié, puis placé sous la grue spatiale qui le déposera sur Mars. L’assemblage se poursuit sans mauvaise surprise.
 
 
Cette vidéo montre Curiosity prenant un selfie sur le site du forage "Hutton" le 26 février 2020. Il est constitué de 86 images qui ont ensuite été assemblées pour former un panorama.
 
 
L’animation montre un forage réalisé par Curiosity le 22 mars 2020. Le trou a un diamètre de 1,6 centimètre, soit à peu près le même diamètre qu’une pièce de 1 centime.
 
 
Du 6 mars au 6 avril 2020, le télescope HiRISE de la sonde MRO s'est déchaîné au-dessus de la planète rouge, en collectant près de 300 photos de dunes aux formes innombrables, mais aussi de cratères.
 
 
Grâce aux images HD de la sonde MRO, des scientifiques ont trouvé de nouvelles preuves confirmant que des rivières ont bien coulé à la surface de Mars il y a des milliards d’années.
 
 
En vue de la prochaine mission américaine sur la planète rouge, des astrobiologistes ont déployé les instruments du rover Perseverance en Australie, dans le cadre d’un test grandeur nature.
 
 
Allan Hills 84001 a fait l’objet d’une nouvelle étude qui a révélé la présence de molécules organiques. Plus précisément d’éléments constitutifs de la vie.
 
 
La NASA a publié une nouvelle vidéo sur Youtube, composée d'images obtenues le 1er mai 2020 par la caméra du rover Curiosity, et qui s'étendent sur environ 30000 pixels de large.