La sonde MRO a observé de la glace sous forme de couches superposées

« C’est comme observer le monde souterrain d’une fourmilière », déclare Shane Byrne, de l’université d’Arizona, coauteur de l’article publié dans la revue Science le 12 janvier 2018. La sonde MRO a photographié de la glace à flanc de huit falaises martiennes, situées dans les hémisphères Nord et Sud à des latitudes comprises entre 55 et 58°. Ces empilements glacés, observables par la tranche, s’étendent sur plusieurs dizaines de mètres de profondeur immédiatement sous la surface. Il suffit parfois de creuser 1 ou 2 m pour atteindre la couche supérieure. C’est le spectromètre CRISM installé sur l’orbiteur qui a confirmé que le matériau brillant, visible sur ces pentes inclinées d’environ 55°, était bien de l’eau glacée.
La présence de glace sur Mars n’est pas nouvelle. Dès les années 1780, William Herschel observait les variations de la taille des calottes polaires au fil des saisons. L’astronome britannique suggérait alors la présence de glace. La preuve en est obtenue en 2004 par la sonde européenne Mars Express grâce à son radar MARSIS. Plusieurs fois confirmée, y compris à des latitudes plus basses, la présence de glace en surface est définitivement actée en 2008, lorsque l’atterrisseur Phoenix n’a besoin de creuser qu’à 10cm pour en prélever et analyser un échantillon, à une latitude de 68°.
La nouveauté réside ici dans cette extraordinaire fenêtre d’observation en 3D du sous-sol glacé de la planète. Pour Shane Byrne, de futurs astronautes n’auraient plus qu’à se rendre à ces endroits, relativement faciles d’accès, « avec un seau et une pelle » pour récupérer toute l’eau (glacée) dont ils auraient besoin. En tout cas, ce serait moins compliqué que de devoir atteindre les latitudes polaires.
« Ces observations vont dans le sens du portrait que nous nous faisons de Mars : une planète froide couverte d’un pergélisol (un sol gelé en permanence) en profondeur au niveau de l’équateur et superficiel au-delà de 45° de latitude », commente François Costard, directeur de recherche en géologie planétaire à Orsay. La température à la surface de la planète rouge est presque toujours négative. Elle peut descendre jusqu’à -140°C en hiver.
Il arrive cependant qu’une face éclairée par le Soleil franchisse le seuil de 0°C. À cette température sur Mars, la glace ne fond pas mais se sublime : l’eau passe directement de l’état solide à l’état gazeux. Cela est dû à l’atmosphère ténue de la planète, dont la pression est trop faible pour permettre à l’eau de subsister à l’état liquide (ce qui n'a pas toujours été le cas).
On sait que, sur Terre, une faible pression en altitude fait bouillir l’eau à une température plus basse que la normale — par exemple, 60°C au sommet de l’Everest. Sous une pression martienne de seulement 6 millibars, soit 0,6% de la pression atmosphérique terrestre, l’eau boue à 0°C. Ce processus de sublimation fait bouger les pentes érodées que MRO a photographiées : l’arête de ces falaises recule à mesure que l’eau se vaporise, provoquant les éboulements de la roche qui se désolidarise.
Reste à comprendre comment se sont formées ces strates d’eau glacée. Selon François Costard, « des amas de neige provoqués par le vent (appelés dépôts nivéo-éoliens) ou des dépôts de condensation sont plus vraisemblables qu’une eau liquide qui aurait ruisselé puis gelé ». Les dépôts successifs de glace se seraient répétés périodiquement selon l’oscillation de l’axe de rotation de Mars, dont l’inclinaison varie lentement mais avec une plus grande amplitude que sur Terre.
Prélever un échantillon en profondeur de ces zones permettrait de reconstituer l’histoire climatique de la planète rouge sur des millions d’années, à la manière dont les cernes d’une souche d’arbre nous renseignent sur les épisodes climatiques passés.


Source : cieletespace.fr
 
   
     

(heure de Paris)
Lever de Mars: 01h33
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Distance Terre-Mars
123,0 millions de km

Lancement du rover
Perseverance dans


 
   
 
Des scientifiques ont détecté la raie verte de l'oxygène dans le spectre de l'atmosphère de Mars. C'est la première fois qu'elle est observée autour d'une planète autre que la Terre.
 
 
Pour réussir à faire creuser la taupe, les ingénieurs ont exercé une pression à l'aide du bras robotique de la mission InSight. Une technique qui semble avoir porté ses fruits.
 
 
Par le passé, Mars a peut-être possédé un anneau. Des scientifiques explorent cette hypothèse et présentent un nouvel indice, en analysant l'orbite de la lune Déimos.
 
 
C’est une plongée dans l’univers fascinant de Mars que nous propose Francis Rocard, astrophysicien, dans son dernier livre, Dernières nouvelles de Mars chez Flammarion.
 
 
Pendant cette traversée de 1,5 km, le robot de la NASA mettra l'accent sur sa conduite, en utilisant ses capacités autonomes de navigation.
 

 
 
Après avoir analysé et déterminé le type de roche que le JPL souhaitait échantillonner, le rover Curiosity a percé et prélevé une nouvelle fois le sol de Mars.
 
 
Un planétologue montre dans une animation à quel point la vitesse de la lumière peut sembler lente, en représentant le trajet d'impulsions lumineuses émises depuis la Terre, vers Mars.
 
 
L’hypothèse de cette ancienne période glacée repose sur des extraits de dioxyde de carbone et d’oxygène, présents dans 13 échantillons de roches prélevés par le rover.
   
 
La NASA a soumis son rover Perseverance à de nombreux tests. Son autonomie et sa résistance ont été mis à rude épreuve, comme le montre une nouvelle vidéo publiée par le JPL.
 
 
Une équipe de planétologues est parvenue à démontrer que la boue sur la planète rouge s'écoule de la même façon que la lave sur Terre.
 
 
Plus légères et plus résistantes, elles sont fabriquées à partir d’un maillage de nickel et titane, et font actuellement l’objet de tests dans l’un des bâtiments de la NASA.
 
 
Ils ont isolé un site prometteur de tunnels de lave, situé près de l’équateur, qui pourraient un jour permettre à l’Homme de s’établir durablement dans les sous-sols de Mars.
 
 
Au Centre Spatial Kennedy, le grand robot de la NASA a été replié, puis placé sous la grue spatiale qui le déposera sur Mars. L’assemblage se poursuit sans mauvaise surprise.
 
 
Cette vidéo montre Curiosity prenant un selfie sur le site du forage "Hutton" le 26 février 2020. Il est constitué de 86 images qui ont ensuite été assemblées pour former un panorama.
 
 
L’animation montre un forage réalisé par Curiosity le 22 mars 2020. Le trou a un diamètre de 1,6 centimètre, soit à peu près le même diamètre qu’une pièce de 1 centime.
 
 
Du 6 mars au 6 avril 2020, le télescope HiRISE de la sonde MRO s'est déchaîné au-dessus de la planète rouge, en collectant près de 300 photos de dunes aux formes innombrables, mais aussi de cratères.
 
 
Grâce aux images HD de la sonde MRO, des scientifiques ont trouvé de nouvelles preuves confirmant que des rivières ont bien coulé à la surface de Mars il y a des milliards d’années.
 
 
En vue de la prochaine mission américaine sur la planète rouge, des astrobiologistes ont déployé les instruments du rover Perseverance en Australie, dans le cadre d’un test grandeur nature.
 
 
Allan Hills 84001 a fait l’objet d’une nouvelle étude qui a révélé la présence de molécules organiques. Plus précisément d’éléments constitutifs de la vie.
 
 
La NASA a publié une nouvelle vidéo sur Youtube, composée d'images obtenues le 1er mai 2020 par la caméra du rover Curiosity, et qui s'étendent sur environ 30000 pixels de large.