Des roches martiennes évoquent des systèmes hydrothermaux similaires à ceux de la Terre

Sylvie Montard - 25 avril 2022


Zone hydrothermale sur Terre.
 
Une nouvelle étude révèle que les eaux souterraines martiennes ont modifié le substratum rocheux de la région Glen Torridon il y a quatre milliards d'années. Les découvertes, qui ont été publiées dans un numéro spécial du Journal of Geophysical Research Planets, apportent un nouvel éclairage pour comprendre l'habitabilité passée et la probabilité de trouver une vie passée sur Mars.
 
Les premières données recueillies par Curiosity dans la région de Glen Torridon, elle-même située dans le cratère Gale, renforcent l’hypothèse selon laquelle de véritables lacs ont existé dans le lointain passé de la planète. En effet, certaines traces suggèrent qu’il y aurait eu des systèmes hydrothermaux très similaires à ceux de la Terre.


La grande vallée rocheuse de Glen Torridon, étudiée par Curiosity. Crédits: NASA / JPL / MSSS / Justin Cowart.

« La principale raison pour laquelle le rover Curiosity a été envoyé sur Mars était d'enquêter sur cette région afin que nous puissions comprendre la transition entre la planète Mars précoce, chaude et humide à une planète froide et sèche », a déclaré Patrick Gasda, du Space and Remote du Los Alamos National Laboratory. Cette région est l’une des dernières à avoir connu cette phase très active de l’histoire martienne.
 
Les données ont été recueillies par la ChemCam du rover, développée dans les laboratoires de Los Alamos avec l’aide du CNES, l’agence spatiale française. Grâce aux images recueillies par l’instrument, les chercheurs ont pu analyser la chimie d'une roche nommée “Ben Hee”. Ils ont d’abord remarqué plusieurs nodules ronds, ainsi que des veines sombres et blanches à la chimie étrange.


La roche nommée “Ben Hee” par les scientifiques et analysée à l'aide de l’instrument ChemCam du rover Curiosity. Crédits : NASA/JPL-Caltech/MSSS/LANL/IRAP-CNES.

Ces veines présentaient des niveaux très élevés de fer et de manganèse et, dans les veines plus claires, de fluor. Ces veines sont elles-mêmes très déroutantes, et suggèrent probablement que lorsque l’impact d’un astéroïde a provoqué la formation du cratère, les roches se sont réchauffées lorsque de l’eau souterraine circulait entre elles. L'eau chaude a provoqué l’extraction de divers éléments, dont le fluor. Et des niveaux très élevés de fluor sont généralement trouvés dans les systèmes hydrothermaux sur Terre.
 
Sur Terre, les systèmes hydrothermaux transportent à la surface divers éléments intéressants tels que le nickel, le fer, le soufre et le manganèse. Certaines bactéries utilisent ces éléments pour produire de l’énergie. En outre, plusieurs molécules organiques complexes se forment dans les systèmes hydrothermaux de la Terre, qui pourraient avoir été les premiers éléments constitutifs de la vie.


Les astrobiologistes Laurie Barge (à gauche) et Erika Flores (à droite) reproduisent en laboratoire leurs propres fonds marins miniatures en imitant dans des béchers l'océan primordial de la Terre. Crédit : NASA/JPL-Caltech.

Des astrobiologistes de la NASA tentent de comprendre comment la vie aurait pu apparaître sur d'autres planètes en étudiant les origines de la vie sur Terre. Leurs recherches portent sur la façon dont les éléments constitutifs de la vie se forment dans les cheminées hydrothermales au fond des océans. Lorsque ces cheminées interagissent avec l'eau de mer qui les entoure, elles créent un environnement en constante évolution, nécessaire à l'émergence de la vie. Cet environnement sombre et chaud alimenté par l'énergie chimique de la Terre pourrait être la clé de la formation de la vie sur Mars.
 

Source: scitechdaily.com
 
   

(heure de Paris)
Lever de Mars: 3h47
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Distance Terre-Mars
223,2 millions de km
 
   
 
 
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