Une reproduction d'une station spatiale martienne reçoit deux français

Six jeunes étudiants ingénieurs du monde entier, dont deux Français, Patrick Fleith (24 ans) et Simon Bouriat (22 ans), ont vécu enfermés dans une station scientifique pour simuler la vie sur Mars ! « Eux », ce sont
Du 4 au 18 août, le groupe a vécu dans les mêmes conditions que s’il était sur la planète rouge. Une reproduction de station spatiale martienne, baptisée Lunares, a été installée dans une base scientifique en Pologne. « Ça va nous permettre de tester des procédures utiles aux futurs astronautes qui iront sur Mars », a affirmé Patrick Fleith. Les communications avec l’extérieur étaient restreintes pendant la mission, comme si les astronautes en herbe étaient vraiment à 230 millions de kilomètres de la Terre.
Leur quotidien, décrit dans un journal de bord publié sur les réseaux sociaux, alternait entre expériences scientifiques et moments de détente. Pour le deuxième jour de la mission, les six astronautes ont d’abord eu droit à une mission de sport orchestrée par Simon puis à une série de tests et de missions d’exploration. Et pour finir la journée, place à une séance de yoga, un débriefing et une heure de temps libre.
Car les six astronautes ont dû apprendre à la fois à vivre dans une station spatiale (avec les particularités parfois inconfortables que cela implique) et à sortir à l’extérieur sur le terrain reproduisant la surface de Mars pour collecter des échantillons de roche. Une aventure que Patrick Fleith a débutée avec certaines appréhensions : « Ça m’effraie de vivre dans un petit environnement avec les mêmes personnes constamment car ça m’arrive d’être solitaire et d’avoir envie de mon propre espace. »

Chacun des six équipiers avait une tâche particulière à bord. Patrick Fleith, formé à la prestigieuse école d’aéronautique ISAE-Supaero (Toulouse), était en charge de la survie de l’équipage et devait notamment veiller à la consommation d’eau et d’énergie. La Polonaise Agnieszka Elwertowsk faisait office d’assistante médicale et le Polonais Jan Krowiranda s’occupait des communications.
La base Lunares est totalement adaptée aux simulations de vie sur Mars ou sur la Lune. Elle est reliée à un centre de contrôle basé dans la ville voisine de Krakow, en Pologne. Les ingénieurs présents s’assuraient du bon déroulement de l’aventure de leurs six jeunes collègues : tâches à exécuter, état de santé, évolution scientifique des expériences réalisées, etc. Avec la contrainte d’un décalage de 40 minutes à chaque communication. Une expérience grandeur nature pour Patrick Fleith qui « rêve d’intégrer l’Agence spatiale européenne » et de marcher dans les pas d’un certain Thomas Pesquet.


Source : leparisien.fr
 
   
 



Créer un site
Créer un site