Il prépare un système de survie autonome pour de futures missions martiennes


 
Christophe Lasseur prépare le voyage sur Mars depuis sa maison de campagne à Cricqueville-en-Bessin (Calvados) où il est confiné. Habituellement, c’est aux Pays-Bas qu’il dirige le programme qui vise à créer un système de survie autonome pour de futures missions spatiales. Il dirige le programme MELiSSA (Micro-Ecological Life Support System Alternative) mis en place par l’Agence spatiale européenne.
Ce programme commun à 12 pays européens vise à perfectionner un système de survie autonome pour de futures missions spatiales de longue durée comme celle de Mars. L’objectif est d’alimenter les astronautes en eau, oxygène, et en nourriture à partir de la transformation des déchets via un microsystème artificiel complet. Rencontre avec cet as de la technologie.
 
Vous dirigez le programme MELiSSA depuis les Pays-Bas, cependant vous avez un pied-à-terre à Cricqueville-en-Bessin ? Est-ce votre bulle spatio-temporelle ?

Je suis confiné à Cricqueville-en-Bessin en effet. D’abord parce que je suis Normand, je suis né à L’Aigle dans l’Orne en 1961, l’année où le premier homme est allé dans l’espace, L’Aigle c’est aussi l’endroit où a été recensée la première météorite. Et parce que j’y ai une maison secondaire depuis 25 ans. Mes proches sont en Normandie et mes enfants en France. À l’Agence spatiale européenne (ESA), nous venons de tous les horizons, beaucoup de collègues sont rentrés dans leur région natale et comme nous communiquons par mails, que je sois ici ou aux Pays-Bas, cela ne change pas grand-chose.




Le programme MELISSA a débuté il y a plus de 30 ans, où en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les impasses sont levées. Nous avons pu modéliser des plantes, des bactéries… et démontrer que nos grands principes de recyclage fonctionnent. Nous avons fait voler il y a trois ans des microalgues dans la station spatiale internationale pour voir quelle influence avait l’apesanteur et la radiation sur la croissance des algues. Le résultat est concluant.
Aujourd’hui, nous travaillons sur le recyclage des eaux jaunes, il s’agit du projet Urinis. Des tests sont réalisés en laboratoire à Barcelone en Espagne afin de construire une boucle complète entre le recyclage des urines, du dioxyde de carbone (CO2) et la production de microalgues et d’oxygène, une boucle qui fonctionnerait pendant plusieurs mois.
Tout ce programme de recyclage de l’eau, de l’urine, des déchets organiques bénéficie également au citoyen européen. Il permet également de mieux comprendre les risques microbiens. C’est d’ailleurs d’actualité.
Pour mieux faire comprendre nos recherches, il est important de les expliquer à toutes les personnes qui y contribuent ainsi qu’aux jeunes générations, il s’agit d’un projet qui court sur du très long terme.


Pourquoi préparer un voyage sur Mars ?

L’homme vit depuis des millénaires sur la Terre mais il a pour vocation d’explorer. On a exploré le fond des océans, les grottes, l’espace… et on veut aller encore plus loin pour savoir d’où l’on vient et où on va. Cela nous permet de grandir, de mieux comprendre qui nous sommes. Il est important de garder un tel challenge pour préparer l’avenir.

Quand pourra-t-on parcourir les 225 à 400 millions de kilomètres qui séparent la Terre de la planète rouge ?

Je n’ai pas de date officielle. En étant optimiste, je pense qu’il faut attendre 2040-2050.

Pensez-vous qu’il y ait déjà eu une forme de vie ?

Une forme de vie actuelle ou qui a existé, c’est possible mais pas sous la forme humaine. J’imagine plutôt une bactérie mais c’est une impression personnelle et non scientifique.

Faites-vous partie des personnes qui rêvent de devenir "martiennes" ?

Pas du tout, je me trouve bien à Cricqueville. Je suis là pour tout l’aspect technologique. J’applaudis et j’admire ces explorateurs mais je suis un Terrien.

De nombreux films se déroulent dans l’espace, quel est votre préféré ?

Seul sur Mars. Il y a quelques incohérences mais ce film a permis de passer un message à destination du grand public, celui de se rendre compte qu’il n’y a rien sur Mars. Il faut tout emmener, la nourriture, l’électricité… On parle de logistique très complexe. Je suis toujours très impressionné quand je visite un musée dédié au Débarquement. Ils ont réussi, avec les moyens de l’époque, à prévoir et organiser une logistique incroyable. Ce qui a été déployé est énorme.


 
Source: actu.fr
 
   

(heure de Paris)
Lever de Mars: 10h19
Coucher de Mars: 1h51
Distance Terre-Mars
213,0 millions de km
 
   
 
Si le premier enregistrement audio jamais réalisé à la surface de Mars est à peine audible, les prochains sons enregistrés par le microphone situé sur le mât du rover seront plus intéressants.
 
 
Quatre jours après son arrivée sur le sol de Mars, dans le cratère Jezero, le rover Perseverance a capturé à 360° le décor qu'il s'apprête à explorer.
 
 
Pendant la diffusion de sa conférence de presse, la NASA a publié sur Youtube la vidéo de l'atterrissage de son rover Perseverance, qui s'est posé sur Mars le 18 février 2021.
   
 
La caméra HiRISE de la sonde MRO a capturé la formation d'un immense tourbillon de poussière, qui projette son ombre sur le sol martien. Ses vents peuvent dépasser 100 km/h.
 
 
Cette carte est composée d'une couche en niveaux de gris, créée avec des images de la sonde MRO, et d'une couche en couleurs réelles, provenant de la caméra stéréo HD de la sonde Mars Express.
 
 
Les ingénieurs de la NASA ont reçu le premier rapport de situation de l'hélicoptère Ingenuity, qui a atterri le 18 février 2021 dans le cratère Jezero, attaché sous le rover Perseverance.
   
 
Les dernières données du robot à six roues depuis son atterrissage hier incluent notamment une série d'images capturées lorsque le «jet pack» du rover l'a abaissé au sol.
 
 
La NASA va diffuser dans les jours à venir des images en couleur et surtout, chose inédite, des vidéos enregistrées pendant la descente du rover Perseverance.
 
 
Le rover Perseverance est parvenu à atterrir dans le cratère Jezero. Tout s'est déroulé comme prévu. La première image transmise par le rover montre le sol martien, ainsi que l'ombre du robot.
 
 
La NASA a dévoilé le probable trajet que le rover Perseverance devra parcourir dans le cratère Jezero, traversant plusieurs environnements anciens qui auraient pu être autrefois habitables.
 
 
Dans quelques heures, Perseverance entamera sa descente dans l'atmosphère de Mars. Suivez l'évènement en direct et tentez de gagner un tee-shirt à l'effigie du rover.
 
 
La sonde InSight fonctionne grâce à la lumière du soleil. Elle est donc dépendante de l'état de ses panneaux solaires, qui se sont couverts de poussière, limitant la production d'énergie.
 
 
L'excellente vidéo de la chaîne Techniques Spatiales décrit dans les moindres détails les étapes qui précèdent les " 7 minutes de terreur " de l'atterrissage du rover.
 
 
La sonde robotique chinoise Tianwen-1 est entrée en orbite martienne le 10 février après un long voyage interplanétaire, devenant le premier vaisseau spatial chinois à atteindre Mars.
 
 
Du chlorure d’hydrogène a été découvert par l’orbiteur ExoMars dans l’atmosphère de Mars. Plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer cette réaction chimique.
 
 
Le bouclier thermique protégeant la capsule qui ramènera des échantillons de roche martienne sur Terre vient de La-Croix-Aux-Mines, un village de 500 habitants dans les Vosges.
 
 
C'est le premier pays arabe à atteindre la planète rouge. "Hope" a réalisé une manœuvre consistant à passer de 121000 km/h à environ 18000 km/h pour être tirée par la gravité de Mars.
 
 
L’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) a annoncé une liste de dix noms pour son rover martien, qui font référence à des figures mythologiques, ou à des animaux légendaires.