La NASA ne sera pas la première à ramener des échantillons martiens sur Terre

Sylvie Montard - 22 juin 2022


Crédits: NASA/ESA/JPL-CalTech
 
La NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA) collaborent dans le cadre d’une mission inédite visant à rapporter des échantillons martiens sur Terre. À l’intérieur de ces roches, collectées et mises de côté par le rover Perseverance, les chercheurs espèrent trouver des traces de vie passée.
 
Un premier plan de mission prévoyait le lancement en 2026 d’un atterrisseur transportant un véhicule d’ascension (MAV), développé par la NASA, et d’un petit rover signé de l’ESA. Celui-ci devait récupérer les échantillons pour les placer dans la petite fusée chargée de les placer ensuite en orbite martienne. La capsule d’échantillons devait ensuite intégrer un orbiteur chargé de le rapporter sur Terre en 2031.


Cette illustration montre un concept pour plusieurs robots qui feraient équipe pour transporter vers la Terre des échantillons collectés à la surface de Mars par le rover Perseverance. Crédits: NASA/ESA/JPL-CalTech

Ce plan a récemment été repensé. Les deux agences misent désormais sur une architecture à deux atterrisseurs. Concrètement, le premier se chargera de déposer et de soutenir la petite fusée, tandis qu’un second déposera le rover chargé de récupérer les échantillons. Cependant, le développement d’un deuxième atterrisseur implique de repousser la date de lancement de deux ans. En conséquence, les échantillons ne seront plus rapportés sur Terre non plus en 2031, mais en 2033.
 
Et si le couple NASA/ESA se faisait voler la vedette ? Les Américains et les Européens ne sont en effet pas les seuls sur le coup. La Chine prévoit également de rapporter ses propres échantillons. Et elle compte bien le faire en premier.


Un panorama martien capturé par le rover chinois Zhurong. Crédits : CNSA

Sun Zezhou, concepteur en chef de la mission Tianwen-1, actuellement en cours autour de Mars, a en effet récemment présenté un nouveau profil de mission à deux lancements, l’une décollant fin 2028, l’autre en 2031. Cette mission aurait donc une architecture plus simple et plus rationalisée que celle du projet conjoint NASA-ESA, avec un seul atterrissage sur Mars et aucun rover échantillonnant différentes zones. L’idée serait ici de forer directement sur le site d’atterrissage.
 
En 2021, des responsables de la NASA et des membres de l’administration Biden avaient averti que l’exploration chinoise pourrait constituer une menace pour les intérêts américains. Mais la Chine pourra-t-elle vraiment le faire ? Tout laisse à penser que oui.


Le rover Zhurong est présent sur Mars depuis mai 2021. Crédits: CNSA

Les derniers efforts du pays dans le domaine spatial sont en effet très impressionnants. Pour rappel, la Chine a déjà rapporté des échantillons lunaires dans le cadre de sa mission Chang’e 5. Une seconde mission du même genre est également prévue en 2025. Le pays engrange également une expérience considérable sur Mars avec sa mission Tianwen 1, composée d’un orbiteur ainsi que d’un atterrisseur et d’un rover appelé Zhurong arrivés sur place en mai 2021.
 

Source: sciencepost.fr
 
   
 
 
La mission Mars Orbiter (MOM), exploitée par l’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO), vient de tirer sa révérence, faute de carburant.
 
 
La planète Mars continue de dévoiler ses secrets avec une flopée de nouvelles images de sa surface, capturées du 3 au 29 juillet 2022 par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
 
 
L’hélicoptère martien de la NASA a effectué son 33ème vol le samedi 24 septembre dernier. Lors du trajet, sa caméra de navigation a aperçu un morceau de débris accroché à l'un de ses pieds.
   
 
Conçue par la maison horlogère Col&MacArthur, cette montre de luxe contient des particules de météorites martiennes dans une petite capsule disposée sur le côté du cadran.
 
 
Perseverance a réalisé un panorama composé de 2,5 milliards de pixels. Le précédent record était un panorama du cratère Gale réalisé par le Curiosity qui contenait 1,8 milliard de pixels.
 
 
Le rover chinois est équipé d'un instrument qui donne une image de la surface de Mars jusqu’à près de 100 mètres de profondeur, grâce à des ondes radios qui rebondissent contre les obstacles.
   
 
Depuis le début des années 1960, plus de quarante sondes spatiales, orbiteurs, atterrisseurs et rovers ont été envoyés vers Mars. Cette exploration y a laissé une grande quantité de débris.
 
 
L'étude de ces anciens lacs, dont l'existence remonte à plusieurs milliards d'années, est importante pour déterminer les conditions climatiques qui ont régné sur Mars au début de son histoire.
 
 
La sonde InSight a entendu sur Mars la chute d’une météorite, une première sur une autre planète que la Terre. Le cratère provoqué par l’impact a été repéré et confirme la découverte.
   
 
La NASA a affirmé lors d'une conférence le 15 septembre avoir franchi une étape majeure dans sa quête de traces de vie sur Mars avec la collecte des échantillons "les plus précieux" jusqu'ici.
 
 
L'ouvrage "En avant Mars !" paru le 15 septembre 2022 a été présenté en avant-première au salon du Livre sur la place de Nancy. Fascinant et très accessible, il est publié par Nicolas Beck.
 
 
Selon une étude parue le 7 septembre 2022, il suffirait peut-être de creuser quelques centimètres sous la surface de Mars pour y détecter, si elles existent, des traces de vie encore préservées.
 
 
Produire de l'oxygène à partir de l'atmosphère martienne : c'est ce que fait Moxie, instrument intégré à Perseverance, depuis l'arrivée du rover sur Mars en février 2021.