La NASA prépare une nouvelle mission pour chercher (encore) de la vie sur Mars

Sylvie Montard - 20 juillet 2022


Crédits : Amy Williams

 
Une récente étude publiée fin juin 2022 dans la revue Astrobiology suggère que les rovers évoluant sur le sol de Mars augmenteront fortement leur chance de trouver des signes de vie ancienne en creusant à au moins deux mètres de profondeur. Les rayonnements ionisants de l’espace dégradent en effet très rapidement les petites molécules qui sont essentielles à la vie telles que les acides aminés.
 
A ce jour, le rover Rosalind Franklin de la mission Exomars développée par l’Agence spatiale européenne (ESA) et la Russie est le seul à être équipé d’un foret capable de creuser à cette profondeur sous la surface martienne. Mais en raison du conflit en Ukraine, L’ESA a officialisé la fin de sa coopération avec la Russie sur cette ambitieuse mission. Malgré les tensions géopolitiques entre les deux agences spatiales, des pourparlers sont en cours pour tenter de lancer la mission en 2024.


La foreuse du rover Rosalind Franklin est la seule à ce jour capable de creuser profondément dans le sol de Mars. Crédit : ESA

Le vieux continent et la Russie ne sont plus les seuls à vouloir inspecter le sous-sol de la planète rouge. Un autre projet vient de voir le jour, proposée par la NASA et validée dans le cadre de la dernière enquête décennale sur les sciences planétaires de la NASA. En effet, tous les dix ans, cette commission établit les missions spatiales prioritaires de la NASA.
 
Cette nouvelle mission martienne baptisée Mars Life Explorer (MLE) aura pour objectif de déterminer si un environnement favorable à la vie existe ou a existé dans les dépôts de glace situés aux latitudes moyennes de la planète Mars. La sonde spatiale sera un atterrisseur fixe, proche des caractéristiques des sondes InSight et Phoenix.


L'architecture de la nouvelle sonde MLE sera similaire à celle d'InSight (en photo ci-dessus) et de Phoenix. Crédit : NASA

MLE sera doté d'une foreuse capable de prélever des carottes dans le sol glacé de Mars jusqu'à deux mètres de profondeur, et d'un ensemble d'instruments scientifiques permettant d'analyser les échantillons de sol. La mission pourrait être lancée dans les années 2030 et opérer au printemps et en été sur Mars aux latitudes moyennes. Elle pourrait également fonctionner en parallèle avec la mission de retour d’échantillons pilotée conjointement par la NASA et l’ESA.
 
Cette nouvelle sonde statique tentera de détecter des molécules organiques et des gaz présents dans un environnement mélangeant de la glace et du régolithe, afin d'évaluer leur origine éventuellement biologique. MLE déterminera également les caractéristiques thermophysiques de la glace et du régolithe cimenté par de la glace ainsi que le rôle de l'eau liquide dans sa formation et dans son évolution.


Posée dans l’extrême nord martien en mai 2008, la sonde Phoenix avait repéré de la glace d'eau à seulement quelques centimètres sous la surface de Mars. Crédits : NASA/JPL-Caltech

La charge utile de MLE aura une masse d'environ 100 kg, dont 20 kg pour la foreuse. Elle comprendra une suite d'instruments destinés à détecter des biosignatures et mesurer la composition chimique et minérale, une station météorologique, des capteurs et des caméras associés au système de forage. Alimentée en énergie par des panneaux solaires, la sonde devrait posséder un système mécanique permettant de chasser la poussière martienne.
 
Le système de forage de la sonde MLE sera développé par la société Honeybee Robotics. Il s’agira d’une version améliorée du modèle TRIDENT (The Regolith and Ice Drill for Exploration of New Terrains), une foreuse d’extraction de glace en cours de développement pour les missions d’exploration lunaire Viper et Prime1, commandées par la NASA.


Source: sciencepost.fr
 
   
 
 
La mission Mars Orbiter (MOM), exploitée par l’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO), vient de tirer sa révérence, faute de carburant.
 
 
La planète Mars continue de dévoiler ses secrets avec une flopée de nouvelles images de sa surface, capturées du 3 au 29 juillet 2022 par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
 
 
L’hélicoptère martien de la NASA a effectué son 33ème vol le samedi 24 septembre dernier. Lors du trajet, sa caméra de navigation a aperçu un morceau de débris accroché à l'un de ses pieds.
   
 
Conçue par la maison horlogère Col&MacArthur, cette montre de luxe contient des particules de météorites martiennes dans une petite capsule disposée sur le côté du cadran.
 
 
Perseverance a réalisé un panorama composé de 2,5 milliards de pixels. Le précédent record était un panorama du cratère Gale réalisé par le Curiosity qui contenait 1,8 milliard de pixels.
 
 
Le rover chinois est équipé d'un instrument qui donne une image de la surface de Mars jusqu’à près de 100 mètres de profondeur, grâce à des ondes radios qui rebondissent contre les obstacles.
   
 
Depuis le début des années 1960, plus de quarante sondes spatiales, orbiteurs, atterrisseurs et rovers ont été envoyés vers Mars. Cette exploration y a laissé une grande quantité de débris.
 
 
L'étude de ces anciens lacs, dont l'existence remonte à plusieurs milliards d'années, est importante pour déterminer les conditions climatiques qui ont régné sur Mars au début de son histoire.
 
 
La sonde InSight a entendu sur Mars la chute d’une météorite, une première sur une autre planète que la Terre. Le cratère provoqué par l’impact a été repéré et confirme la découverte.
   
 
La NASA a affirmé lors d'une conférence le 15 septembre avoir franchi une étape majeure dans sa quête de traces de vie sur Mars avec la collecte des échantillons "les plus précieux" jusqu'ici.
 
 
L'ouvrage "En avant Mars !" paru le 15 septembre 2022 a été présenté en avant-première au salon du Livre sur la place de Nancy. Fascinant et très accessible, il est publié par Nicolas Beck.
 
 
Selon une étude parue le 7 septembre 2022, il suffirait peut-être de creuser quelques centimètres sous la surface de Mars pour y détecter, si elles existent, des traces de vie encore préservées.
 
 
Produire de l'oxygène à partir de l'atmosphère martienne : c'est ce que fait Moxie, instrument intégré à Perseverance, depuis l'arrivée du rover sur Mars en février 2021.