La NASA est fascinée par ce rocher découvert le 13 juillet par Curiosity

Sylvie Montard - 17 juillet 2022


Crédit : NASA/JPL-Caltech

 
Sur le point d’atteindre 10 ans d’expédition sur Mars, le rover Curiosity poursuit son ascension du Mont Sharp. le véhicule d’exploration traverse depuis quelques semaines une zone de transition entre une région riche en argile et une autre dominée par le sulfate.
 
Des images impressionnantes capturées par Curiosity sur son chemin à travers le soi-disant cratère Gale montrent le paysage examiné par le rover et révèlent des preuves d’un climat qui est devenu de plus en plus sec au cours des milliards d’années d’évolution de la planète.


Crédit : NASA/JPL-Caltech

Selon l’équipe responsable du rover, les sulfates se sont formés lorsque l’eau a traversé le cratère Gale, déposant des sédiments sur ce qui est maintenant une montagne de 5000 mètres d'altitude appelée Mont Sharp, que le rover étudie depuis 2014. L’équipe a remarqué qu’à mesure que le véhicule monte plus haut dans la montagne, il détecte moins d’argile et plus de sulfate.
 
« Nous ne voyons plus les dépôts lacustres que nous avons vus il y a des années au pied du Mont Sharp. Au lieu de cela, nous voyons de nombreuses preuves de climats plus secs, tels que des dunes de sable qui étaient parfois entourées de ruisseaux », explique Ashwin Vasavada, scientifique du projet Curiosity. « C’est un grand changement par rapport aux lacs qui ont persisté pendant peut-être des millions d’années auparavant. »


Crédit : NASA/JPL-Caltech

Entre ces dunes se trouvent des sédiments chargés d’eau provenant des lagons ou de petits ruisseaux qui existaient autrefois, qui se sont «empilés» au fil des ans, formant des couches écailleuses de roches résistantes à l’érosion. Le 13 juillet 2022, Curiosity a photographié un rocher qui s'est détaché d'une falaise. Sa forme particulière a attiré l'attention de la NASA qui a décidé de faire un petit détour pour étudier de plus près ce rocher d'une taille similaire à celle du rover.
 
D’après les chercheurs, il s’agit vraisemblablement d’un équivalent des cheminées de fée qui existent sur Terre. Il s’agit de colonnes naturelles de roche qui ont la particularité d’être surmontées d’une sorte de chapeau composé d’une roche différente. Les plus connues se trouvent en Turquie (image ci-dessous), mais on en trouve aussi en France, notamment près des Alpes ou dans le Queyras.


La Turquie regorge de cheminées de fées extrêmement impressionnantes, autant pour les géologues que pour les promeneurs. Celles de Mars sont plus petites, mais aussi intéressantes. Crédit : Wikimedia Commons

Dans certaines conditions, ces roches peuvent se retrouver prises en sandwich et compressées entre d’autres couches composées de roche bien plus dense et résistante à l’érosion. Au fil des siècles, les différents points du terrain ne sont donc pas rabotés à la même vitesse. L’eau et le vent s’infiltrent dans des petits espaces, et avec le temps, ils commencent à creuser des sillons dans la roche la plus friable.
 
Cette érosion creuse des sillons qui deviennent progressivement des canaux où l’eau peut s’écouler. Cela conduit à une érosion de plus en plus importante qui ne laisse que quelques structures relativement verticales, un peu comme des figurines dont on aurait dissout le moule.

Ce n’est pas la première fois que Curiosity repère des structures qui ont probablement été formées suite à un processus de ce type. Il s’agit de preuves indiscutables qu’il y a bien eu de l’eau à la surface de la planète rouge. Le rocher baptisé "Ilha Novo Destino" peut aider à comprendre la stratigraphie de cette région martienne.

 
Source: mars.nasa.gov
 
   
 
 
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