Le rover Mars 2020 teste ses outils dans le désert d'Atacama

En 2020, la NASA et l'Agence spatiale européenne déploieront, chacune, un rover pour explorer la surface et le sous-sol de la planète Mars. Leur objectif : y dénicher des traces de vie, présentes ou passées. Pour ce faire, les engins devront forer sous la surface dans des zones jugées par les scientifiques comme étant les plus propices à abriter des indices de vie. Pour aider à assurer le succès de ces missions spatiales, leur technologie est d'abord rigoureusement testée sur Terre.
Etendu entre le Chili et le Pérou, l'Atacama est le désert le plus sec du globe et sans doute le plus proche des conditions existant sur la planète rouge. Dans cette vaste zone de 105000 km2, les températures peuvent varier de 40 degrés entre le jour et la nuit, pour un taux d'humidité de seulement 2 à 3%. C'est dans ces conditions inhospitalières qu'un rover mis au point par l'université Carnegie-Mellon et financé par la NASA a testé début 2019 deux dispositifs qui seront mis en œuvre sur la planète rouge : une foreuse et un laboratoire d'échantillonnage. Il s'agissait de s'assurer que ces deux systèmes pouvaient récupérer avec succès des sédiments du sous-sol et les analyser.
Verdict : le rover baptisé Zoë a réussi à creuser à 80 cm de profondeur pour récupérer des échantillons et les a analysés. Un prélèvement a aussi été fait à la main avec des analyses en laboratoire et les résultats obtenus par les deux méthodes se sont avérés similaires, ce qui valide la technologie du rover. Les chercheurs ont d'ailleurs découvert dans ces échantillons des bactéries inconnues, présentant des caractéristiques spécifiques qui leur ont permis de s’adapter à la rudesse du climat local. Et si une forme de vie a pu se développer et survivre dans ce désert, alors il est fort probable qu’il en aille de même pour la planète rouge, puisque les deux environnements sont très proches l’un de l’autre et partagent ainsi de nombreux points communs.

Le plus incroyable, c’est que Zoë n’a pas eu besoin de forer très profond pour découvrir ces formes de vie. En revanche, et il s’agit aussi d’un point important, les bactéries découvertes n’étaient pas présentes dans tous les échantillons. Il semblerait en effet qu’elles se soient développées davantage dans certaines zones et cela veut aussi dire que si une forme de vie existe réellement sur Mars, alors il ne suffira pas de creuser le sol à l’aveugle pour mettre la main dessus. De nouveaux essais vont être menés à de plus grandes profondeurs. Il est en effet prévu que Mars 2020, le futur rover de la NASA, creuse jusqu'à deux mètres de profondeur.


Si la NASA a jeté son dévolu sur l'Atacama, l'Agence spatiale européenne (ESA) opère, elle, dans le désert du Sahara. Fin 2018, pendant deux semaines, plus de 40 ingénieurs associés à l'ESA ont testé en plein désert trois prototypes de rover ainsi que leurs systèmes de navigation. Ce vaste essai a été mené dans le cadre du projet "PERASPERA Ad Astra" (en latin : vers les étoiles à travers les épreuves) qui a pour but de mettre à l'épreuve les technologies qui seront utilisées pour l'exploration spatiale dans les prochaines années.
Les trois rovers testés avaient la particularité d'être plus au moins autonomes, capables de se débrouiller seuls pour se déplacer et choisir des cibles scientifiques d'intérêt. Les essais se sont révélés concluants même si tout n'a pas été parfait, en particulier les systèmes de reconnaissance du terrain. L'ESA espère que les technologies ainsi éprouvées pourront équiper les prochaines missions à partir de 2023.


Source : sciencesetavenir.fr
 
   
 
 
L'analyse d'images des profondeurs de Valles Marineris, le grand canyon martien, incite la science à y rechercher des indices d'activité biologique ancienne sur Mars.
 
 
Une animation présente les moments clés de la campagne Mars Sample Return, depuis l'atterrissage sur Mars et la sécurisation des tubes d'échantillons jusqu'à leur lancement vers la Terre.
 
 
La sonde Mars Express de l'ESA a révélé que Mars produit des modèles de nuages étonnamment semblables à ceux de la Terre, évoquant ceux des régions tropicales de notre planète.
   
 
L'ingénieur en chef Bob Balaram est le principal concepteur de l'hélicoptère Ingenuity qui évolue sur Mars depuis avril 2021. Il vient de dévoiler le design des futurs drones martiens.
 
 
Un survol récent de Phobos, la plus grande lune martienne, a permis de tester l'une des dernières améliorations de l'instrument MARSIS sur la sonde européenne Mars Express.
 
 
Pour la première fois depuis sa mise en orbite autour de Mars il y a 8 ans, la sonde MAVEN a été témoin de deux types d'aurores ultraviolettes simultanées, causées par des tempêtes solaires.
   
 
Sans tectonique des plaques, l’histoire de la croûte de Mars semblait simple à comprendre. Une nouvelle étude suggère cependant que sa formation pourrait être plus complexe que prévu.
 
 
La NASA continue de rechercher sur Mars des traces organiques ou minérales dont l'origine ne peut s'expliquer autrement que par la présence de structures ou d'activités biologiques.
 
 
Capturée le 1er novembre 2022 par le rover Perseverance, cette photo laisse entrevoir une forme rocheuse qui évoque celle d'une pyramide. Serait-ce la preuve d'une intelligence extraterrestre ?
   
 
Perseverance sillonne le cratère Jezero en carottant des échantillons de roche, qui seront stockés en surface puis rapportés sur Terre en 2033. La NASA a sélectionné le site de récupération.
 
 
Des chercheurs américains ont dévoilé une nouvelle preuve de la présence d'un ancien océan sur Mars, qui se serait formé il y a 3,5 milliards d'années, durant la période du Noachien/Hespérien.
 
 
La Russie devait fournir la fusée et la plate-forme d’atterrissage du programme ExoMars. Moscou étant désormais hors course, l’ESA cherche un moyen de poser son rover Rosalind Franklin.
   
 
La NASA a dévoilé un film sur son rover Opportunity, qui aura foulé le sol de Mars pendant 15 ans. Le film documentaire arrivera sur Amazon Prime Video le 23 novembre 2022.
 
 
Et si le meilleur moyen d'atterrir sur Mars était de s'écraser au sol ? Ce prototype d'atterrisseur utilise une base pliable en forme d'accordéon qui absorbe l'énergie d'un choc violent.
 
 
Après avoir voyagé cet été à travers un passage étroit bordé de sable, Curiosity est récemment arrivé dans une zone contenant des sulfates, longtemps convoitée pour ses minéraux salés.