Le regain d'intérêt pour Mars (1996-2005)

Au cours des années 1990, l'exploration de Mars rencontre plusieurs échecs. En dix ans, sept sondes spatiales connaissent un destin fatal, perdues à jamais dans l'espace: les deux sondes soviétiques du programme Phobos en 1988, la sonde Mars Observer lancée en 1992 par la NASA, la sonde soviétique Mars 96 développée en collaboration avec l'Europe en 1996, les sondes américaines Mars Climate Orbiter et Mars Polar Lander en 1998, et la sonde japonaise Nozomi, également en 1998.
Ces multiples échecs ne découragent pas pour autant les scientifiques, et la NASA réussit néanmoins a déposer sur le sol martien son petit rover Sojourner par Mars Pathfinder en 1996. La même année, l'orbiteur Mars Global Surveyor parvient à atteindre Mars et à collecter des données détaillées sur la planète rouge durant neuf années.
Les années 2000 apportent une moisson de découvertes et de succès plus importantes, avec des missions à budget certes restreint, mais très instructive, notamment sur la présence passée et présente d'eau sur Mars. Les sondes 2001 Mars Odyssey en 2001, Mars express en 2003, Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) en 2005, ainsi que les deux rovers Opportunity et Spirit issus du programme Mars Exploration Rover en 2003 permettent d'esquisser l'histoire géologique et climatique de Mars.

 
Sondes et rovers de 1996 à 2005
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En novembre 1996, la NASA et le JPL s'intéresse de nouveau à Mars, après 20 ans d'absence, avec Mars Global Surveyor, qui possède à son actif de nombreuses découvertes. La caméra MOC a ainsi imagé des traces d'écoulements récents. Des preuves de la présence d'eau dans un passé bien plus lointain ont également été observées.
 
 
La mission Pathfinder a été un véritable succès. Sur une durée de 3 mois, 16000 images de la surface de Mars ont été prises par la caméra de l'atterrisseur, et 8,5 millions de mesures concernant la température, la pression et les vents martiens. Sojourner est le premier rover à se déplacer sur le sol de Mars.
 
 
Mars Odyssey a participé au choix et à la caractérisation des sites d'atterrissage des rovers Spirit et Opportuniy, et le relais radio de la sonde a retransmis vers la Terre 90 % de leurs données, faisant de Mars Odyssey le premier élément d'un réseau de télécommunication martien.
 
 
Lancée le 2 juin 2003, cette sonde est la première mission d'exploration d'une autre planète du système solaire lancée par l'Agence européenne. La sonde comprend un orbiteur et un petit atterrisseur, Beagle 2, chargé de se poser sur la surface et de déceler d'éventuelles traces de vie.
 
 
Spirit est arrivé à la surface de Mars le 3 janvier 2004. Ce fut le début de sa mission primaire de 90 sols. Le rover n'était pas sensé survivre au-delà mais des événements de nettoyage des cellules solaires ont permis de prolonger sa mission, jusqu'en 2010.
 
 
Opportunity a atterri sur Mars dans la région équatoriale de Terra Meridiani. Conçu pour analyser géologiquement le sol martien, le robot était programmé pour ne fonctionner que 90 sols. Il a survécu près de 15 ans, jusqu'en juin 2018, où une tempête a eu raison de lui. Suite à cela, il n'a émis plus aucun signal.
 
 
L'orbiteur disposait du télescope HIRISE permettant d'obtenir des images avec une résolution de 20 à 30 cm. MRO était équipé d'un système de télécommunications et à jouer le rôle de relais pour les données collectées par les atterrisseurs et rovers posés sur Mars tels que Phoenix et Curiosity. 

(heure de Paris)
Lever de Mars: 3h47
Coucher de Mars: 15h39
Distance Terre-Mars
223,2 millions de km
 
   
 
 
L’image a été prise par l’appareil photo à bord de Zhurong, peu de temps après son atterrissage sur Mars, mais elle n’avait pas encore été présentée au grand public.
 
 
L'atterrisseur InSight de la NASA ne pourra bientôt plus continuer à sonder l'intérieur de Mars. Ces panneaux solaires recouverts de poussière peinent de plus en plus à l'alimenter en énergie.
 
 
10 jours après avoir capturé l'image d'une étrange ouverture dans la roche, Curiosity récidive en photographiant à nouveau une roche insolite, qui évoque la tige d'une plante fossilisée.
   
 
Le 7 mai 2022, la photo d'une étrange cavité dans la roche capturée par Curiosity a provoqué un raz-de-marée de réactions sur les réseaux sociaux. Des géologues apportent une réponse.
 
 
Depuis le 3 mai 2022, Ingenuity souffre de plusieurs problèmes. La poussière martienne s’est accumulée sur ses panneaux solaires, rendant difficile la recharge de ses batteries.
 
 
Selon l’équipe chinoise, les instruments de Zhurong auraient analysé des minéraux soutenant la présence d’une quantité substantielle d’eau liquide il y a environ 700 millions d’années.
   
 
En mai 2022, le télescope HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter a survolé la planète rouge, en collectant des photos mises en ligne par l'Université de l'Arizona.
 
 
Le 7 mai 2022, le rover a capturé une image intrigante qui évoque l'entrée d'une grotte. Elle présente une forme parfaitement rectangulaire, et semble avoir été façonnée par un maçon.
 
 
Présente depuis plus de trois ans sur Mars, la sonde InSight de la NASA a mesuré le 4 mai 2022 le plus grand séisme jamais détecté sur la planète rouge, d'une magnitude supérieure à 5.
 
 
Les scientifiques l’appellent "aurore discrète sinueuse". Cette bande de lumière semblable à un ver illumine le ciel en partant d’un des pôles pour atteindre la face cachée de Mars.
 
 
Ingenuity a photographié le parachute qui a aidé Perseverance à atterrir sur Mars et la coquille arrière en forme de cône qui protégeait le rover pendant sa descente vers la surface martienne.
 
 
InSight a enregistré ses deux plus grands événements sismiques à ce jour, de magnitude 4,2 et 4,1. Le premier s'est produit de l'autre côté de la planète, à l'opposé de l'atterrisseur.
 
 
Des données collectées par Curiosity renforcent l’hypothèse selon laquelle des lacs ont existé sur Mars. Des traces suggèrent qu’il y aurait eu des systèmes hydrothermaux comme sur Terre.
 
 
Les progrès techniques actuels rendent accessible la colonisation d’autres planètes. Mais est-ce souhaitable ? Le cinéaste Werner Herzog et son fils Rudolph partent en quête de réponses.
 
 
Des météorites récupérées dans la plaine australienne de Nullarbor contenaient des résidus organiques sous forme de microfossiles conservés dans des veines minérales au sein de la roche.