Le drone-hélicoptère de la NASA est prêt à voler sur Mars

La NASA vient de confirmer que son hélicoptère martien était prêt, après avoir simulé des vols martiens pour s'assurer que l'hélicoptère pourra voler sur Mars. Pour tester son appareil, le JPL et la NASA ont dû recréer sur Terre les conditions atmosphériques de la planète rouge. Et cela n'a pas été une mince affaire car il est très difficile de simuler l'atmosphère martienne.
Cette dernière est à seulement 1 % de la densité de l'atmosphère terrestre de sorte que, pour obtenir une telle densité atmosphérique, similaire ici sur Terre, il faut se situer à 30480 mètres d'altitude ! Pour simuler ces conditions martiennes, le JPL et la NASA ont donc créé une chambre à vide de 7,62 mètres de large, à l'intérieur de laquelle les principaux constituants de l'atmosphère terrestre ont été extraits et remplacés par du dioxyde de carbone, le composant principal de l'atmosphère de Mars.
Pour tenir compte de la faible gravité sur Mars, qui correspond à deux tiers de celle sur Terre, un câble motorisé a été attaché au sommet du mini-hélicoptère de façon à compenser les effets de la gravité terrestre pendant les vols de tests. Pour se maintenir en l'air, les pales de l'hélicoptère devront tourner à près de 3000 tours par minute. Un rythme 10 fois plus élevé que celui nécessaire sur Terre et censé compenser les effets de l'atmosphère martienne. Les ingénieurs et techniciens ont également dû s'assurer que leur petit hélicoptère sera capable de fonctionner et de résister aux températures très négatives attendues sur Mars, jusqu'à moins 90° degrés. Pour cela, il est équipé de cellules solaires pour charger ses batteries lithium-ion et d'un mécanisme de chauffage pour affronter ces températures glaciales.
Si ce petit hélicoptère, qui pèse seulement 1,8 kilogramme, réussit à décoller, puis à voler dans les cieux martiens, ce sera évidemment un exploit technologique sans précédent ouvrant la voie à de nouvelles utilisations de la robotique pour explorer les mondes du système solaire. Il faut savoir que les seules tentatives d'exploration aérienne planétaire, à ce jour, ont été faites avec des ballons sur Vénus, déployés à 54 kilomètres de sa surface durant 46 heures. En 1985, les sondes soviétiques Vega 1 et 2, dont la destination finale était la comète de Halley, ont largué chacune lors de leur passage à proximité un atterrisseur et un ballon sonde.



Source : futura-sciences.com
 
   
 
 



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