Champ magnétique de Mars

Contrairement à la Terre qui possède un champ magnétique global, généré par la rotation de son noyau liquide (effet dynamo), Mars ne possède qu'un magnétisme rémanent, situé principalement dans des régions géologiquement anciennes de l'hémisphère sud (photo ci-dessus). Ces anomalies magnétiques ont été détecté par la sonde Mars Global Surveyor. Il s'agit de reliques encore détectables d'un passé où la planète Mars ressemblait à la Terre.
Grâce à des minéraux doués de propriétés magnétiques (comme la magnétite), des amas rocheux ont emprisonné en leur sein le champ magnétique qui prévalait à l'époque de leur formation. Car Mars a certainement possédé un champ magnétique global dans sa jeunesse. Mais du fait de sa taille inférieure à celle de la Terre, elle a emmagasiné moins de chaleur, et son noyau a progressivement refroidi, entraînant la disparition du champ magnétique global. Fait remarquable, la magnétisation mesurée par la sonde Mars Global Surveyor est structurée en bandes parallèles de polarité opposée, mais elles ne sont pas symétriques, comme c'est le cas sur le plancher océanique de la Terre, qui cristallise de part et d'autre des dorsales quand les plaques s'écartent en mémorisant l'orientation du champ magnétique terrestre au moment de la solidification. Actuellement, aucun élément ne permet de supposer l'existence passée d'une quelconque tectonique des plaques sur Mars.
 
L'attribution de la disparition du champ magnétique global de Mars pourrait être attribuée à l'impact cosmique entre une protoplanète de la taille de la Lune et Mars, quelques dizaines de millions d'années seulement après sa formation, au voisinage du pôle nord actuel. Cet impact serait à l'origine de l'absence de paléomagnétisme dans l'écorce de l'hémisphère nord, en raison de la disparition du gradient thermique entre le noyau et le manteau martien dans l'hémisphère nord uniquement. L'effet dynamo se serait alors concentré dans l'hémisphère sud, expliquant l'intensité exceptionnelle du magnétisme rémanent dans l'écorce de l'hémisphère sud.
 
 
La mission Mars Orbiter (MOM), exploitée par l’Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO), vient de tirer sa révérence, faute de carburant.
 
 
La planète Mars continue de dévoiler ses secrets avec une flopée de nouvelles images de sa surface, capturées du 3 au 29 juillet 2022 par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter.
 
 
L’hélicoptère martien de la NASA a effectué son 33ème vol le samedi 24 septembre dernier. Lors du trajet, sa caméra de navigation a aperçu un morceau de débris accroché à l'un de ses pieds.
   
 
Conçue par la maison horlogère Col&MacArthur, cette montre de luxe contient des particules de météorites martiennes dans une petite capsule disposée sur le côté du cadran.
 
 
Perseverance a réalisé un panorama composé de 2,5 milliards de pixels. Le précédent record était un panorama du cratère Gale réalisé par le Curiosity qui contenait 1,8 milliard de pixels.
 
 
Le rover chinois est équipé d'un instrument qui donne une image de la surface de Mars jusqu’à près de 100 mètres de profondeur, grâce à des ondes radios qui rebondissent contre les obstacles.
   
 
Depuis le début des années 1960, plus de quarante sondes spatiales, orbiteurs, atterrisseurs et rovers ont été envoyés vers Mars. Cette exploration y a laissé une grande quantité de débris.
 
 
L'étude de ces anciens lacs, dont l'existence remonte à plusieurs milliards d'années, est importante pour déterminer les conditions climatiques qui ont régné sur Mars au début de son histoire.
 
 
La sonde InSight a entendu sur Mars la chute d’une météorite, une première sur une autre planète que la Terre. Le cratère provoqué par l’impact a été repéré et confirme la découverte.
   
 
La NASA a affirmé lors d'une conférence le 15 septembre avoir franchi une étape majeure dans sa quête de traces de vie sur Mars avec la collecte des échantillons "les plus précieux" jusqu'ici.
 
 
L'ouvrage "En avant Mars !" paru le 15 septembre 2022 a été présenté en avant-première au salon du Livre sur la place de Nancy. Fascinant et très accessible, il est publié par Nicolas Beck.
 
 
Selon une étude parue le 7 septembre 2022, il suffirait peut-être de creuser quelques centimètres sous la surface de Mars pour y détecter, si elles existent, des traces de vie encore préservées.
 
 
Produire de l'oxygène à partir de l'atmosphère martienne : c'est ce que fait Moxie, instrument intégré à Perseverance, depuis l'arrivée du rover sur Mars en février 2021.