La sonde japonaise MMX rapportera des échantillons de Phobos

Le 19 février 2020, l'Agence spatiale japonaise (la Jaxa) a donné son feu vert au développement de la mission MMX, acronyme de Martian Moons Exploration, qui a pour objectif de déchiffrer l'origine de ces deux Lunes, encore incertaine, par des observations sur place et un retour d'échantillons sur Terre. Cette mission a aussi pour but de fournir des indices sur l'origine de l'eau des planètes telluriques du Système solaire. Les scientifiques sont assez convaincus que ces planètes tournent trop près du Soleil pour avoir conservé les volatils pendant leur formation. Au lieu de cela, l'eau des océans ainsi que les molécules nécessaires à l'apparition de la vie proviendraient de comètes et d'astéroïdes qui se sont formés dans les régions plus froides du Système solaire externe. On suppose donc que le système martien, c'est-à-dire la planète et ses lunes, pourrait conserver des indices de cet enrichissement en eau et matière organique. La Jaxa a profité de cette annonce pour lever les incertitudes sur les choix du site d'atterrissage du rover et du lieu de la collecte des échantillons. Il faut savoir que MMX emporte un petit rover d'exploration qui sera réalisé par le Cnes et le DLR (centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique).
Phobos a été considérée comme la lune la plus scientifiquement intéressante pour le prélèvement d'échantillons et l'atterrissage du rover. L'échantillon de 10 grammes sera collecté à une profondeur de deux centimètres. Phobos a également des régions suggérant deux compositions différentes au contraire de Deimos qui n'en possèderait qu'une. Cela implique que davantage d'informations pourraient être disponibles à partir d'un échantillon provenant de Phobos plutôt que de Deimos. De plus, Phobos étant plus proche de Mars que Deimos, cela signifie que les éjectas de la surface martienne devraient être plus nombreux sur Phobos, permettant une source supplémentaire d'informations sur l'évolution de Mars.
Si Phobos et Deimos, les deux satellites naturels de la planète rouge sont des objectifs prisés des scientifiques, ils suscitent aussi l'intérêt des planificateurs des futures missions habitées à destination de Mars. En effet, Phobos, le plus grand des deux satellites, est souvent cité pour devenir un avant-poste habité de l'exploration humaine et robotique de Mars. Parmi les objectifs de MMX, un certain nombre est en lien avec les problématiques d'une mission habitée martienne. Par exemple, du fait de la proximité à Mars de ces deux lunes, sortir du puits gravitationnel de Mars ne sera pas une mince affaire. MMX testera une technologie pour atterrir et naviguer à la surface de corps de faible gravité et déployer de l'équipement pour des tâches telles que l'échantillonnage de surface. Un instrument mesurera également les taux de rayonnement et de radiation reçus par ces deux satellites, une préoccupation majeure pour la santé des astronautes.
Du fait de la proximité de Mars à la Terre, cette mission inédite d'un retour d'échantillons du système martien sera très rapide. En effet, seulement cinq années s'écouleront entre la date de lancement (septembre 2024) et le retour sur Terre (septembre 2029) de la sonde qui, entre-temps aura séjourné trois ans, d'août 2025 à août 2028, dans le système martien.


Source : futura-sciences.com
 
   
 
 
La NASA a inventé un plastron anti-radiation actuellement par les astronautes. Ce gilet de protection leur permettra peut-être de partir à la conquête de la Lune, puis de la planète Mars.
 
 
Lors de son 39ème vol effectué le 11 janvier dernier, l'hélicoptère Ingenuity a capturé quelques images de sa phase d'atterrissage, où l'on aperçoit quatre trous qui forment un carré parfait.
 
 
Mauvaise nouvelle pour l'exploration martienne. Un des rovers qui sillonne la surface de la planète rouge n'a pas donné signe de vie depuis décembre dernier.
   
 
Curiosity a découvert un minéral à la surface de Mars, dans le cratère Gale. Il a détecté un réseau de fractures rocheuses contenant de l'opale, un minéral riche en eau.
 
 
La caméra HiRISE de la sonde américaine MRO a capturé plus de 700 photos de la surface martienne en décembre 2022, entre 250 et 300 km d'altitude.
 
 
La NASA a effectué un essai en vol d'un nouveau bouclier thermique gonflable qui pourrait devenir un élément clé pour poser un vaisseau et son équipage sur la planète rouge.
   
 
Perseverance dissémine sur Mars ses tubes d'échantillons, tout en scrutant les paysages autour de lui. Il a photographié un rocher qui présente des traces d'érosion inhabituelles.
 
 
Depuis l'atterrissage du rover, l'instrument MOXIE a fabriqué de l'oxygène à partir de l’atmosphère martienne riche en CO2. Les résultats ont rapidement été très prometteurs.
 
 
Quand la NASA a mis en ligne les premières photos des tubes d'échantillons largués sur le sol de Mars, de nombreux internautes ont évoqué leur ressemblance avec un sabre laser de Jedi.
   
 
La planète Mars détient encore de nombreuses énigmes, comme ses mystérieuses formations géologiques repérées par la sonde MRO dans plusieurs cratères de l'hémisphère nord martien.
 
 
Arrivée en 2018, la sonde InSight arrive au bout de sa mission. Même à l'agonie, elle continue d'enregistrer des séismes record qui aideront les spécialistes à percer les secrets de Mars.
 
 
Les dix tubes d'échantillons déposés à la surface de Mars pour être ramenés et étudiés sur Terre contiennent une incroyable diversité de la géologie de la planète rouge.
   
 
Perseverance a récupéré deux nouveaux échantillons martiens en décembre 2022. Contrairement aux 15 carottes de roche collectées à ce jour, ils contiennent du sable et de la poussière.
 
 
Perseverance a capturé le son des grains de poussière d'un tourbillon. L'enregistrement pourrait être essentiel pour comprendre comment la poussière est transportée autour de Mars.
 
 
Le documentaire d'Alain Tixier retrace la formidable épopée de Perseverance, depuis sa construction jusqu'à ses premiers tours de roues sur le sol de Mars.