La saumure martienne cache peut-être des formes de vie

D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs américains, des formes de vie primitive pourraient survivre dans la saumure à la surface de Mars. Celles-ci pourraient se dessécher pendant la journée, mais se revitaliseraient durant la nuit. En effet, durant la nuit martienne, les sels puisent l’humidité qui peut atteindre jusqu’à 80 à 100%.
L’équipe de scientifiques a réalisé des expériences sur deux espèces de bactéries terrestres tolérantes au sel : Halomonas (photo ci-dessus) et Marinococcus. Les échantillons ont été recueillis dans le Hot Lake, dans l’État de Washington, et dans les grandes plaines salées d’Oklahoma. La culture a été développée dans une saumure composée à moitié d’eau et à moitié de sulfate de magnésium. Les résultats sont surprenants. Ils ont été présentés lors de la réunion annuelle de l’American Society for Microbiology, qui s’est tenue à San Francisco, en Californie, du 20 au 24 juin 2019.
Les chercheurs ont recueilli des petites gouttes de la culture bactérienne pour les soumettre aux mêmes conditions que celles de la saumure à la surface de Mars. Durant deux heures, elles ont été placées dans un récipient sous vide, dépourvu d’air et contenant des produits qui absorbent l’eau. Elles ont ensuite été enfermées avec une solution d’eau ou de sel dans un bocal Mason. Après une journée, certaines cellules bactériennes n’ont pas survécu au processus de séchage et de réhumidification. Toutefois, plus de cinquante pour cent d’entre elles ont repris vie et se sont développées.
D’après le biologiste Mark Schneegurt de l’Université d’État de Wichita, il s’agit de « la première démonstration de microbes qui survivent et se développent après avoir été séchés puis humidifiés à nouveau avec de l’humidité uniquement. Il est fort probable que les sels de surface soient parfois capables d’attirer suffisamment d’eau pour former des saumures pouvant favoriser la croissance microbienne », a-t-il souligné. Il serait donc probable que le même phénomène se produise actuellement sur la surface de la planète rouge.
Les résultats de l’étude confirment que les risques de contamination de Mars, ou d’autres mondes, existent. En d’autres termes, des bactéries transportées depuis la Terre pourraient y évoluer. « Les recherches en cours pourraient également contribuer à redéfinir ce qui constitue une zone habitable, en élargissant la recherche de la vie à d’autres mondes glacés », a poursuivi le chercheur.


Source : fredzone.org
 
   
 



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