La NASA peut-elle sauver la mission ExoMars ?

Sylvie Montard - 21 mars 2022


Crédit : ESA
 
L’arrêt de la coopération entre l’Agence spatiale européenne et son homologue russe Roscosmos n’était qu’une question de temps. C'est désormais officiel, la mission ExoMars 2022 n'aura pas lieu cette année. Le conflit déclenché en Ukraine par la Russie a réduit à néant la perspective d’envoyer un astromobile européen sur Mars grâce à une fusée et une plateforme d’atterrissage russes.
 
Les orbites respectives de la Terre et Mars imposent un calendrier exigeant pour atteindre une efficacité maximale. Comme les créneaux de vol ne s'ouvrent que tous les deux ans, il faudra patienter au plus tôt jusqu'en 2024 pour envoyer le rover Rosalind Franklin sur la planète rouge. A ce jour, trois scénarios se dégagent pour envisager l'avenir de la mission ExoMars.
 
La première solution serait de reprendre le partenariat avec l'agence Russe. Il s'agirait de l'option la plus facile d'un point de vue technique. L’ESA devait fournir l’astromobile et la majorité des instruments scientifiques. Côté russe, on apportait le lanceur Proton et la plateforme de descente sur Mars, mais aussi deux instruments scientifiques sur le rover. Une réconciliation rapide imposerait d'oublier la situation politique actuelle, mais la crise qui s'installe en Europe sera probablement très longue, et ne pourra pas être effacée d'un coup de baguette magique. La fenêtre de tir en 2024 aurait cependant une petite chance de profiter d'une reprise de la coopération entre l'Europe et la Russie.


Le module de descente d'ExoMars devait être fourni par l'agence spatiale Russe. Crédit : ROSCOSMOS

La deuxième option serait celle de l'autonomie stratégique dans le spatial, avec une agence européenne qui se passerait d'un partenaire pour mener la mission. Mais cela rend un départ en 2024 impossible, parce qu’il faut remplacer la Russie à tous les niveaux du programme, c’est-à-dire trouver des substituts (et les développer si besoin) et les tester dans un laps de temps très court. Faudrait-il attendre 2026 alors ? Josef Aschbacher, qui est le nouveau patron de l’Agence spatiale européenne, estime que même cette échéance apparaît « très difficile ». Il faudrait même ne rien attendre avant 2028. Et il y a aussi l’enjeu du coût, qui était supporté en partie par Roscosmos. De plus, l’Europe dépend de la Russie pour certains composants, que ce soit les réservoirs en titane ou le propergol au xénon. Enfin, cela veut dire construire sa propre plateforme d’atterrissage.
 
Le troisième scénario est certainement le plus évident : l'intervention de la NASA pour apporter son aide et son expertise. C’est une piste très sérieuse, dans la mesure où l’Europe et les États-Unis affichent une excellente coopération dans le domaine du spatial. Ironie de l’histoire, le projet ExoMars était à l’origine envisagé dans le cadre d’une alliance entre les deux agences spatiales. Des réflexions avaient été lancées au début des années 2000 pour un astromobile martien de conception européenne. Vu les enjeux financiers et techniques, la NASA avait été associée au projet, mais elle avait dû se retirer au tournant de la décennie 2010, car elle souffrait de difficultés financières notables. En conséquence, c’est vers Roscosmos que l’ESA s’est tournée. Finalement, on assistera peut-être à un retour aux sources.


Source: numerama.com
 
   
 
 
Une occultation de Mars par notre Lune va se produire dans la nuit du 7 au 8 décembre prochain. Ce spectacle astronomique est rarement visible en France.
 
 
L'analyse d'images des profondeurs de Valles Marineris, le grand canyon martien, incite la science à y rechercher des indices d'activité biologique ancienne sur Mars.
 
 
Une animation présente les moments clés de la campagne Mars Sample Return, depuis l'atterrissage sur Mars et la sécurisation des tubes d'échantillons jusqu'à leur lancement vers la Terre.
   
 
La sonde Mars Express de l'ESA a révélé que Mars produit des modèles de nuages étonnamment semblables à ceux de la Terre, évoquant ceux des régions tropicales de notre planète.
 
 
L'ingénieur en chef Bob Balaram est le principal concepteur de l'hélicoptère Ingenuity qui évolue sur Mars depuis avril 2021. Il vient de dévoiler le design des futurs drones martiens.
 
 
Un survol récent de Phobos, la plus grande lune martienne, a permis de tester l'une des dernières améliorations de l'instrument MARSIS sur la sonde européenne Mars Express.
   
 
Pour la première fois depuis sa mise en orbite autour de Mars il y a 8 ans, la sonde MAVEN a été témoin de deux types d'aurores ultraviolettes simultanées, causées par des tempêtes solaires.
 
 
Sans tectonique des plaques, l’histoire de la croûte de Mars semblait simple à comprendre. Une nouvelle étude suggère cependant que sa formation pourrait être plus complexe que prévu.
 
 
La NASA continue de rechercher sur Mars des traces organiques ou minérales dont l'origine ne peut s'expliquer autrement que par la présence de structures ou d'activités biologiques.
   
 
Capturée le 1er novembre 2022 par le rover Perseverance, cette photo laisse entrevoir une forme rocheuse qui évoque celle d'une pyramide. Serait-ce la preuve d'une intelligence extraterrestre ?
 
 
Perseverance sillonne le cratère Jezero en carottant des échantillons de roche, qui seront stockés en surface puis rapportés sur Terre en 2033. La NASA a sélectionné le site de récupération.
 
 
Des chercheurs américains ont dévoilé une nouvelle preuve de la présence d'un ancien océan sur Mars, qui se serait formé il y a 3,5 milliards d'années, durant la période du Noachien/Hespérien.
   
 
La Russie devait fournir la fusée et la plate-forme d’atterrissage du programme ExoMars. Moscou étant désormais hors course, l’ESA cherche un moyen de poser son rover Rosalind Franklin.
 
 
La NASA a dévoilé un film sur son rover Opportunity, qui aura foulé le sol de Mars pendant 15 ans. Le film documentaire arrivera sur Amazon Prime Video le 23 novembre 2022.
 
 
Et si le meilleur moyen d'atterrir sur Mars était de s'écraser au sol ? Ce prototype d'atterrisseur utilise une base pliable en forme d'accordéon qui absorbe l'énergie d'un choc violent.