La NASA dévoile la première carte des vents martiens

Pour la première fois, les scientifiques ont pu créer une carte de la circulation des vents dans la haute atmosphère d'une autre planète que la Terre grâce à la sonde Maven (pour Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN mission). Les scientifiques pourront affiner les modèles climatiques qui extrapolent le climat martien dans le passé à partir de l'état actuel de son atmosphère.
Pour établir cette carte, les scientifiques ont détourné l'instrument NGIMS (pour Neutral Gas and Ion Mass Spectrometer) de son usage initial, à savoir l'étude de la structure et de la composition de l'atmosphère martienne. En faisant osciller le capteur d'avant en arrière, la sonde a pu déterminer la direction des vents horizontaux le long de son trajet autour de Mars. Petit à petit, les scientifiques ont pu construire la carte de la circulation des vents autour de la planète rouge. Une carte qui leur a réservé bien des surprises. En effet, la direction des vents est influencée par les structures géologiques que ces derniers survolent.
Les monts et les vallées créent une onde de gravité atmosphérique qui se répercute jusqu'à la haute atmosphère où Maven la détecte. C'est la première fois que sont décelées des ondes de gravité atmosphériques induites par la topographie dans la thermosphère d'une planète. Même sur Terre, ce phénomène n'a pas encore été observé. Ces vents circulent autour de la planète à une altitude d'environ 150 kilomètres, dans la thermosphère. Contrairement à l'altitude où l'on vit, les températures augmentent avec l'altitude dans la thermosphère. Les scientifiques veulent maintenant étudier ce phénomène en fonction des saisons pour comprendre la spécificité des vents de la thermosphère mais aussi la physique qui les anime.
La direction dans laquelle les vents circulent est un élément important des simulations de l'atmosphère de Mars. Or, les observations montrent des divergences avec les modèles informatiques : « Les vents observés dans la haute atmosphère martienne sont parfois similaires à ceux qu'on observe dans les simulations, mais parfois ils sont différents. À l'échelle de l'heure, ils peuvent varier énormément et dans d'autres cas, ils sont réguliers dans la période d'observation », explique Kali Roeten de l'Université du Michigan. Ce sont justement les mêmes modèles qui sont utilisés pour remonter le temps et comprendre le passé de Mars. Voilà un indice de plus pour résoudre le mystère martien : comment une planète potentiellement habitable est devenue un enfer rouge.


 


Source : futura-sciences.com
 
   
 
 



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