La colonisation de Mars sera sexuellement très difficile

Le physicien spécialisé en médecine spatiale au Baylor College of Medecine, Kris Lehnardt, s’est penché sur cet épineux sujet de la procréation sur Mars. Son discours est pour le moins éloquent : « À tous nos grands gourous de la technologie qui veulent que nous devenions une civilisation vivant sur plusieurs planètes : ceci est une question essentielle à laquelle personne n’a encore de réponse, prévient-il. Tout le monde s’intéresse au matériel et c’est génial, mais à la fin, c’est le sac à viande spongieux que nous sommes qui vient tout gâcher. Ignorer l’élément humain dans les plans et conceptions futurs va nous mener à l’échec ».
Son franc parler met surtout l’accent sur une force qui régit l’univers : la gravité. Selon lui, le sexe de notre espèce, au sens reproduction, dépend d'elle. Sur Mars, cette force est réduite à 38% par rapport aux actes opérés sur notre planète. S’envoyer en l’air sur la planète rouge n’est donc pas chose facile sur le plan purement pratique. Mais en plus de l’apesanteur, les rayonnements cosmiques ont un impact sur les mammifères que nous sommes. Pour le scientifique, c’est assez effarant de ne pas avoir pris le dossier à bras le corps car il est, selon lui, fondamental. Les radiations dans l’espace affectent les astronautes. Et s’avèrent encore plus critique pour le foetus. Des expériences menées dans les années 1970 par les responsables des programmes spatiaux Soviétiques se sont contentés d’envoyer des batteries de spermatozoïdes et ovules de divers animaux dans l’espace, comme des rats.
Plus tard, le programme April Ronca de la NASA a envoyé des rates en gestation dans l’espace. A leur retour, elles ont mis bas. Mais le développement du système vestibulaire, comprenez l’oreille interne, était perturbé par la microgravité. Comme si le fait de procréer en mer en pleine tempête avait un impact sur les nouveaux nés et leur gestion de l’équilibre. De plus, d’autres études suggèrent que les résultats varient fortement d’une espèce à l’autre. Et se contenter de baser nos futures parties de jambes en l’air sur celles de rongeurs n’est pas la meilleure méthode pour avoir des résultats probants. Il y a également eu d’autres expériences menées par des scientifiques japonais sur d’autres espèces animales, insectes, poissons, salamandres… Et les résultats sont très disparates. D’autres scientifiques proposent de décomposer l’acte de la reproduction en plusieurs phases pour vérifier l’impact de chacune d’elle sur le processus complet. Se pose alors une énorme question d’éthique. Envoyer des embryons dans l’espace et prendre sciemment le risque de les endommager pose une question morale très sensible.
« Congelons-les à bord de la Station spatiale internationale pendant six mois ou un an, avant de les ramener sur Terre et de les utiliser pour essayer de donner naissance à un bébé. Il serait très, très difficile d’obtenir une autorisation pour cela, mais à un moment, il faudra bien le faire », propose Kris Lehnardt. Vous comprenez assez facilement les réticences que cela peut suggérer. Conclusion : faire l’amour et engendrer un nouvel être sur Mars ne sera pas une mince affaire.

Source : gqmagazine.fr
 
   
 
 
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