InSight confirme que Valles Marineris est une région sismique active

Sylvie Montard - 27 avril 2022


Représentation 3D de la région de Valles Marineris. Crédit: Science Photo Library.

 
Le sismomètre de l'atterrisseur InSight a enregistré ses deux plus grands événements sismiques à ce jour : un tremblement de terre de magnitude 4,2 et un second de magnitude 4,1. Cinq fois plus fort que le plus grand événement enregistré précédemment, le premier s'est produit de l'autre côté de la planète, à l'opposé de l'atterrisseur. La Société sismologique d’Amérique a dévoilé le phénomène le 22 avril 2022, détaillé le même jour dans une étude publiée dans The Seismic Record.
 
Anna Horleston de l'Université de Bristol et ses collègues ont pu identifier les ondes de l'événement de magnitude 4,2. Nommé "S0976a", ce séisme a été enregistré le 25 août 2021, et localisé dans la région de Valles Marineris, un réseau de canyons massif qui est l'une des caractéristiques géologiques les plus distinctives de Mars. Des images orbitales antérieures de failles transversales et de glissements de terrain suggéraient déjà que la zone est sismiquement active, mais le nouvel événement est la première activité sismique confirmée dans cette région.


Vue schématique de la propagation des ondes sismiques à travers la croûte martienne, lorsqu'elles traversent la discontinuité croûte-manteau. Crédit: IPGP

Le second séisme, appelé "S1000a", a été enregistré 24 jours plus tard, le 18 septembre 2021. Il se caractérise par des ondes de petite amplitude qui ont traversé la frontière noyau-manteau. C'est la première fois que ce type d'ondes est repéré par la mission InSight. Les chercheurs n'ont pas pu déterminer avec certitude l'emplacement de "S1000a", mais les scientifiques ont la certitude qu'il se situe à une distance très importante du sismomètre. L'énergie sismique de "S1000a" a également la particularité d'être la plus longue enregistrée sur Mars, d'une durée de 94 minutes.
 
Dans le scéma ci-dessous, on aperçoit l'épicentre des différents séismes enregistrés par InSight. Jusqu'à présent, tous les séismes enregistrés avaient leurs sources proches de la sonde, représentées par les points noirs. Les deux séismes de magnitude supérieure à 4 et enregistrés à la fin de l'été 2021 sont localisés beaucoup plus loin. S0976a est localisé dans la région de Valles Marineris (tirets blancs). La source de S1000a est moins bien déterminée et tombe dans la zone blanchie.


Crédit: Horleston

Les deux tremblements de terre se sont produits dans la zone d'ombre du noyau, une région où les ondes P et S ne peuvent pas se rendre directement au sismomètre d'InSight car elles sont arrêtées ou courbées par le noyau. Ces ondes ne suivent pas un chemin direct, mais sont plutôt réfléchies au moins une fois à la surface avant de se rendre au sismomètre. « S1000 a un spectre de fréquences très large. Ce séisme sera la clé d'une meilleure compréhension de la sismologie martienne », a déclaré Anna Horleston.
 
"S0976a" est susceptible d'avoir une origine beaucoup plus profonde que "S1000a". Ce dernier événement a un spectre de fréquences qui correspond à des tremblements de terre peu profond. "S0976a" ressemble quant à lui à de nombreux événements localisés à environ 50 kilomètres de profondeur, dans la région de Cerberus Fossae, une zone de failles étendues, situées non loin de la sonde InSight.


Source: marsdaily.com
 
   

(heure de Paris)
Lever de Mars: 3h47
Coucher de Mars: 15h39
Distance Terre-Mars
223,2 millions de km
 
   
 
 
L’image a été prise par l’appareil photo à bord de Zhurong, peu de temps après son atterrissage sur Mars, mais elle n’avait pas encore été présentée au grand public.
 
 
L'atterrisseur InSight de la NASA ne pourra bientôt plus continuer à sonder l'intérieur de Mars. Ces panneaux solaires recouverts de poussière peinent de plus en plus à l'alimenter en énergie.
 
 
10 jours après avoir capturé l'image d'une étrange ouverture dans la roche, Curiosity récidive en photographiant à nouveau une roche insolite, qui évoque la tige d'une plante fossilisée.
   
 
Le 7 mai 2022, la photo d'une étrange cavité dans la roche capturée par Curiosity a provoqué un raz-de-marée de réactions sur les réseaux sociaux. Des géologues apportent une réponse.
 
 
Depuis le 3 mai 2022, Ingenuity souffre de plusieurs problèmes. La poussière martienne s’est accumulée sur ses panneaux solaires, rendant difficile la recharge de ses batteries.
 
 
Selon l’équipe chinoise, les instruments de Zhurong auraient analysé des minéraux soutenant la présence d’une quantité substantielle d’eau liquide il y a environ 700 millions d’années.
   
 
En mai 2022, le télescope HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter a survolé la planète rouge, en collectant des photos mises en ligne par l'Université de l'Arizona.
 
 
Le 7 mai 2022, le rover a capturé une image intrigante qui évoque l'entrée d'une grotte. Elle présente une forme parfaitement rectangulaire, et semble avoir été façonnée par un maçon.
 
 
Présente depuis plus de trois ans sur Mars, la sonde InSight de la NASA a mesuré le 4 mai 2022 le plus grand séisme jamais détecté sur la planète rouge, d'une magnitude supérieure à 5.
 
 
Les scientifiques l’appellent "aurore discrète sinueuse". Cette bande de lumière semblable à un ver illumine le ciel en partant d’un des pôles pour atteindre la face cachée de Mars.
 
 
Ingenuity a photographié le parachute qui a aidé Perseverance à atterrir sur Mars et la coquille arrière en forme de cône qui protégeait le rover pendant sa descente vers la surface martienne.
 
 
InSight a enregistré ses deux plus grands événements sismiques à ce jour, de magnitude 4,2 et 4,1. Le premier s'est produit de l'autre côté de la planète, à l'opposé de l'atterrisseur.
 
 
Des données collectées par Curiosity renforcent l’hypothèse selon laquelle des lacs ont existé sur Mars. Des traces suggèrent qu’il y aurait eu des systèmes hydrothermaux comme sur Terre.
 
 
Les progrès techniques actuels rendent accessible la colonisation d’autres planètes. Mais est-ce souhaitable ? Le cinéaste Werner Herzog et son fils Rudolph partent en quête de réponses.
 
 
Des météorites récupérées dans la plaine australienne de Nullarbor contenaient des résidus organiques sous forme de microfossiles conservés dans des veines minérales au sein de la roche.