Une des hypothèses géologiques a été écartée concernant l'origine du méthane

Depuis quelque temps, des traces de méthane sont régulièrement détectées sur Mars. Des panaches notamment qui semblent aller et venir et dont les chercheurs peinent à expliquer l'origine. Parmi les sources imaginées : la libération, par l'érosion due aux vents, de méthane prisonnier d'inclusions fluides dans les basaltes. Les inclusions fluides se retrouvent dans des cavités de taille souvent ultra-microscopique au sein d'un minéral, dans laquelle sont piégées des phases fluides, liquides et/ou gazeuses, voire parfois solides. Une belle explication qui, selon des travaux menés par des chercheurs de l'université de Newcastle (Royaume-Uni), est finalement à jeter aux oubliettes.
« Les images haute résolution dont nous disposons montrent que sur Mars, les vents peuvent provoquer des taux de déplacement du sable, et de fait, des taux potentiels d'érosion, plus élevés que nous le pensions, explique Jon Telling, géochimiste à l'université de Newcastle. Nous avons pu estimer ces taux d’érosion et notre conclusion est qu'il est très peu probable que ce phénomène soit la source du méthane détecté sur la planète rouge ».
Les chercheurs britanniques se sont en effet demandé quelles teneurs en méthane devraient contenir les roches érodées pour que les niveaux libérés s'accordent aux dernières mesures réalisées par les missions martiennes. Selon eux, la teneur en méthane devrait être de l'ordre de celles des schistes les plus riches en hydrocarbures que l'on trouve sur Terre. Un scénario qu'ils qualifient de « hautement improbable ».
Ainsi la source du méthane martien reste encore mystérieuse. « L'important, selon Jon Telling, c'est que nos travaux renforcent l'argument selon lequel ce méthane doit provenir d'une autre source que l'érosion. Mais biologique ou non, nous ne savons toujours pas ».


Source : futura-sciences.com
 
   
 



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