La sonde ExoMars a repéré de l’eau sous un ensemble de canyons martiens

Sylvie Montard - 16 décembre 2021


Valles Marineris, vu à un angle de 45° par rapport à la surface dans des couleurs proches du réel. L'image couvre une superficie de 630000 km². Crédits : ESA
 
La mission ExoMars a trouvé quelque chose d’intéressant depuis son orbite autour de la planète rouge. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé, le 15 décembre 2021, que son orbiteur TGO (ExoMars Trace Gas Orbiter) aurait repéré de l’eau, plus précisément de la glace ou des minéraux riches en eau, dans le Grand Canyon de Mars.
 
Selon l’ESA, « ce réservoir situé en faible profondeur pourrait être facilement exploitable par de futurs explorateurs ». Il est localisé au niveau de Valles Marineris, un grand ensemble de canyons se trouvant non loin de l’équateur de la planète. On sait déjà que l’eau existe sur Mars, mais la découverte de l’orbiteur d’ExoMars n’en est pas moins remarquable. La majeure partie de l’eau qu’on connait est localisée dans les régions polaires de la planète, où il fait froid. Cette glace d’eau n’est pas présente de la même façon au niveau de l’équateur, car les températures ne permettraient pas sa stabilité.
 
TGO permet aux scientifiques de voir jusqu’à 1 mètre sous la couche poussiéreuse à la surface de Mars. Les indices de la présence de cette eau ont été identifiés avec l’un des instruments de la sonde, FREND (Fine Resolution Epithermal Neutron Detector), un détecteur de neutrons qui permet de déterminer l’abondance de l’hydrogène dans le sol martien. Les scientifiques ont exploité des données obtenues par FREND entre mai 2018 et février 2021.


Crédits : NASA

Dans Valles Marineris, l’instrument FREND a pu repérer une zone avec une quantité assez élevée d’hydrogène, dont la superficie équivaut à celle des Pays-Bas. « En supposant que l’hydrogène que nous voyons est lié aux molécules d’eau, jusqu’à 40 % des matériaux proches de la surface dans cette région semblent être de l’eau », commente Igor Mitrofanov de l’Institut de recherche spatiale de l’académie des sciences de Russie, cité par l’ESA. Il a mené l’étude publiée dans Icarus au sujet de cette découverte. L’eau potentiellement repérée avec TGO pourrait exister sous forme de glace ou être liée chimiquement à des minéraux présents dans le sol. Les scientifiques pensent que la première option est la plus probable.
« Cette découverte est rare pour les régions équatoriales, mais est probablement associée à des conditions géomorphologiques particulières à l’intérieur de Valles Marineris », peut-on lire dans l’étude. Identifier sous quelle forme a pu exister l’eau sur Mars, et où exactement sur la planète, est important pour retracer l’histoire de l’astre. Autrefois, l’eau y était probablement bien plus abondante. Une hypothèse serait qu’une grande partie de cette ancienne eau se soit échappée dans l’espace, mais une certaine quantité a aussi pu rester piégée dans la croûte de Mars.


Source: numerama.com
 
   
 
 
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