Le champ magnétique fantôme sur Mars intrigue les scientifiques

Mars a bénéficié autrefois d’un champ magnétique, comme la Terre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et on ne sait d’ailleurs pas vraiment pourquoi. On en trouve toutefois des résidus, comme un champ magnétique fantôme. Les résultats du magnétomètre embarqué par InSight, qui étudie le magnétisme directement dans la roche, révèlent que le champ magnétique fossile est dix fois plus élevé que ce qu’on pensait.
Cette magnétisation est d’autant plus étonnante que les roches étudiées sont trop jeunes pour avoir été magnétisées il y a des milliards d’années. Cela doit donc venir d’une source relativement récente… à l’intérieur de la planète. « Nous pensons que cela vient de roches beaucoup plus anciennes qui sont enterrées à une profondeur de soixante mètres à dix kilomètres sous la surface », explique la planétologue Catherine Johnson qui pilote cette étude.
De la profondeur de cette source d’aimantation dépend notre connaissance de l’histoire martienne. Les périodes géologiques se calculent en grande partie en fonction du niveau d’enfouissement des roches. Donc si les roches magnétiques sont plus proches de la surface que les modèles le prédisent, cela pousserait à revoir la chronologie de Mars : peut-être la planète n’aurait-elle pas perdu son champ magnétique il y a 4 milliards d’années, finalement, mais plus récemment ? En tout cas, seule chose certaine dans l’immédiat, Mars possède un magnétisme plus important que ce qu’on pensait.
Le champ magnétique martien apparaît d’autant plus énigmatique qu’il émet des « pulsations », variant de quelques secondes à quelques minutes et d’une valeur différente selon le moment de la journée. Ces variations magnétiques pourraient provenir, selon les auteurs de l’étude qui y est consacrée, de l’interaction entre le champ martien et les flux de particule envoyée par le Soleil dans sa haute atmosphère.
InSight embarque d’ailleurs un instrument météorologique, ce qui permet de récupérer des informations sur l’atmosphère de la planète. L’une des six études présentant les résultats de la sonde y est dédiée. « Grâce à ces mesures, nous avons découvert des infrasons martiens et des similitudes inattendues entre les turbulences atmosphériques sur Terre et sur Mars », indiquent les auteurs, parmi les trouvailles permises par InSight. Mais ces données-là sont encore trop récentes pour être parfaitement comprises. Les « turbulences » martiennes surprenantes adviennent aussi à la surface de Mars. La sonde a détecté des milliers de tourbillons de poussière, soit bien davantage que ceux qu’on avait pu directement observer par des caméras embarquées.


Source : numerama.com
 
   
 
 
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