Un astéroïde a dessiné une immense tâche sombre au pôle sud de Mars

La caméra embarquée de la sonde spatiale MRO a photographié une gigantesque tâche résultant de l'impact d'un bolide interstellaire qui a heurté la calotte glaciaire du pôle sud de Mars. Si l'on devait accompagner l’impact d’un montage sonore, on entendrait sans doute un immense "SPLASH !".
La formation de ce cratère d'impact, d'une largeur inférieure à un kilomètre, a été provoquée lorsqu'un bolide, tel qu'un météoroïde, un astéroïde ou une comète, a heurté la calotte glaciaire, entre juillet et septembre 2018, rapporte une équipe de scientifiques de l’Université de l'Arizona.
L’empreinte de l’impact a été photographiée depuis le ciel grâce à la caméra High Resolution Imaging Science Experiment (HiRISE), qui se trouve sur la sonde spatiale Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), en orbite autour de la planète rouge depuis 2006. La formation de ce cratère correspond à une explosion violente et à l’éjection de fragments de roches mélangés de gaz et à des gouttes liquides engendrées par la chaleur du phénomène.
De gros fragments projetés en l’air par l’explosion sont retombés sur la surface comme une pluie de projectiles formant sans doute des cratères secondaires à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde. A titre de comparaison, un bolide comme celui-ci tombant sur Paris, par exemple, pourrait non seulement détruire la ville, mais aussi provoquer la formation de cratères secondaires à Reims, Rouen ou Orléans. Ce phénomène rappelle également ce qui se produit sur Terre lors de certaines explosions volcaniques quand du matériau incandescent est projeté tout autour du volcan. De Pompéi au mont Saint-Helens, de nombreux humains en ont hélas fait l’expérience !
Sur Mars, la surface contient de la glace d’eau, comme le permafrost des terres canadiennes ou sibériennes. Les cratères d’impact sont donc entourés d’une couche d’éjection caractéristique, bien différente de ceux qu’on aperçoit sur la surface de la Lune. Lorsque le bolide a frappé la planète rouge, il a perforé la fine couche de glace, puis a projeté du sable noir dans tous les sens. La couleur plus claire qui entoure les éclaboussures pourrait provenir du "dégraissage par les vents de l’onde de choc", expliquent les chercheurs de l’Arizona dans leur communiqué.

Source : lci.fr
 
   
 



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